MINISTÈRE DB L0"UV0IS
Partialité de Saint-Simon contre Louvois. - Il critique l'iuî>litut .i^», des inspecteurs miliUires et des brigadiers ou généraux d* i,r. gade. — Utilité des inspecteurs militaires pour la r^pr^'bh.oi. <i^ , nombreux abus qui existaient dans les armées ffau<,aib«> ,. , Tadministration de Louvois. — Saint-Simon blâm»* lV'Ui>u^.,^ ^^ de Técole des cadets; utilité de cette école. — OïduM», *.«.*" injustement critiqué par Saint-Simon. — Cet hi«lo«u.». ^, ^*'*' avec raFson la vénalité des charges mililair*;^ ei I nttii.i ,,« , "*^* »
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tkjue du ministre de la guerre. — On a reproché à tort à Lourois d'avoir été dur et injuste à Tégard de Gatinat. ~ Saint-Simon a raisoa de bUUner la conduite de Louvois devenu principal ministre. — II prétend que Louvois mourut disgracié ; son témoignage est confirmé par ceux de La Fare et de Saint-Hilaire. — Il raconte que Louvois fut empoisonné; cette opinion est réfutée par Dionis, an des chirurgiens qui procédèrent à Tautopsie.
Saint^imon s'étend beaucoup plus sur Louvois que sur Golbert. Il a tracé, dans ses additions au journal de Dan^eau, un portrait frappant du ministre de la guerre' : le bien et le mal y sont indiqués avec assez d'impartialité. Quant aux réformes administratives de Louvois , Saint-Simon les a critiquées avec passion. La création d'inspecteurs militaires, de brigadiers ou généraux de brigade , de Técole des cadets et enfin de l'ordre du tableau y qui tenait compte de l'ancienneté pour les grades supérieurs de l'armée , en un mot toutes les institutions qui avaient pour but de donner à l'administration centrale une autorité plus directe sur l'organisation militaire , sont l'objet de ses attaques. Saint-Simon n'y voit que des inventions du despotisme pour abaisser la noblesse et tenir les généraux en lisière. Cependant il rend justice à l'habileté avec laquelle Louvois distribuait les années, à son activité et à sa capacité comme administrateur; mais il signale en même temps les dangers de son influence politi- * que. C'était le plus grand des commis, mais un premier ministre détestable : voilà le résumé de son opinion. Il est nécessaire de l'examiner en détail^.
La création des inspecteurs militaires fut un des premiers actes de l'administration de Louvois. « Il se servit pour y