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quand il mourut, tellement perdu qu'il devait être arrêté le lendemain et conduit à la Bastille. Quelles en eussent été les suites? C*est ce que sa mort a scellé dans les ténèbres; mais le fait de cette résolution prise et arrêtée par le roi est certain. Je Tai su depuis par des gens bien informés. Mais ce qui demeure sans réplique, c'est que le roi même Ta dit à Chamillard, lequel me Va conté, >
A ces afOrmations si positives de Sainl-Simon, H. Camille Rousset oppose, dans son histoire de Louvois S un certain nombre de passages de lettres de Louis XIY, qui expriment un regret à l'occasion de la mort de Lo#rois. Le roi écrivait le 16 juillet 1691 au maréchal de Luxembourg : «Mon cousin, je ne puis qu'avec déplaisir vous donner part du décès inopinément arrivé du marquis de Louvois. > Dans une autre lettre en date du 24 juillet au maréchal de Lorges, le roi parlait de «ce fftcheux rencontre de la mort de M. deLou- .vois.» Enfin il disait au maréchal de Boufflers : «Je ne doute point qu'étant aussi zélé pour mon service, vous ne soyez f&ché de la mort d'un homme qui me servait bien^* Le lecteur jugera si ces formules de lettres un peu banales doivent infirmer le témoignage si positif de Saint-Simon, s'appuyant sur Ghamillard qui lui avait répété la déclaration même de Louis XIV. Pour moi je suis frappé de l'accord de plusieurs écrivains, tels que La Fare et St.-Hilaire avec Saint-ÏSimon. Le général Saint-Hilaire qui n'avait aucunes relations avec notre historien et qui puisait ses renseignements à des sources ditrérentes, dit positivement ' que Louvois » était sur le point de tomber dans une disgrâce éclatante. » Il attribue, comme Saint-Simon, le déclin de sa faveur à Mme de Maintenon. Enfin Dangeau lui-même, le courtisan par excellence, avoue que Louvois était devenu insupportable au roi, el que ce prince ne le dissimulait pas^