‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 259 sur 328 · Voyez plus haut, p · texte numérisé non relu

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h. Lettres de Mme de Maintenon ^ t. IV, p. 60, édition de 1756.

posé, et après lui, M. d'Antin. Le roi penchait pour ce dernier, quand il apprit, par des gens fort graves, qu*il y avait deux grandes cal)ales pour ces deux Messieurs; que les jésuites voulaient M. le duc de- Saint-Simon, et les jansénistes M. d'Antin ; que Mme de Montespan était à la tète de cette dernière cabale. J'avoue que je fus surprise de voir M. d*Antin accusé de Jansénisme. Mais enfin tout ce bruit a réveillé l'aversion du roi pour tous les ministres qu'on lui nomme. Cependant, sans exclure ni l'un ni l'autre, il a pris le parti du délai, et Tabbé de La Trimouille sera chargé des affaires. > Saint-Simon qui parle de sa candidature pour cette ambassade, s'est bien gardé de dire qu'il était soutenu par les jésuites.

lies lettres de Mme de Haintenon fournissent encore des renseignements sur la manière dont elle passait ses journées entre le roi , la duchesse de Bourgogne, les ministres, les courtisans et quelques dames qu'elle admettait dans son intimité^ Ce passage mérite d'être comparé avec celui où Sainl-Simon retrace le tableau des occupations de Louis XIV et de la conduite habile de Mme de Maintenon pour s'emparer des affaires, sans paraître s'en mêler*. Saint-Simon s'efforce de faire ressortir l'adresse de la femme qui dirige tout, en dissimulant son pouvoir. Au contraire, dans l'entretien de Mme de Maintenon avec Mme de Glapion, la fatigue et l'ennui de cette vie agitée sont peints avec un sentiment vrai, quoiqu'il y ait des réticences ;

< On commence à entrer chez moi vers sept heures et demie. C'est d'abord Maréchal*; il n'est pas plutôt sorti que M. Fagon^ entre; il est suivi de H. Bloin^ ou de quelque

1. UUret hittoriques et éMfiantes pubtiôes par Th. Lavallée, t. II, p. 156 et suiv.

2. Mémoires de SaitU-Simon, tome XIil, p. 36 et surtout 3S et suiv.

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