‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 268 sur 328 · C'«!st-à-dire la résolution d'assiéger Barcelone · texte numérisé non relu

C'«!st-à-dire la résolution d'assiéger Barcelone

crire m'a fait apprendre ce changement arec un sensible plaisir. >

Vauban, comme le prouvent les mémoires deNoaillesS était du même avis que Gatinatsur les difficultés du siège de Barcelone. Enfin sur le rapport de Genlis, conforme à toutes les lettres du maréchal de Noailles^, la cour fut détrompée. Le comte de Pontchartrain, ministre dé la marine, écrivait au maréchal de Noailles*: «il ne m'appartient pas de raisonner sur tout ce qui n'eët pas.précisément de mon métier. Je ne puis cependant m'empécher de vous plaindre, de plain dre le i^i, de plaindre l*Ëtat. Le roi souhaitait passionnément cette eipédition ; il avait toujours compté qu'elle se ferait ; sans cette vue, il n'eût peut-être pas porté ses armes en Catalogne. Di^u ne l'a pas voulu; il faut se soumettre. »

Noailles lui-même, répondant à Catinat^ confirme tout ce qui a été dit des avis qu'il transmettait à la cour pour démontrer l'impossibilité de prendre Barcelone: «J'ai reçu. Monsieur, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 82 du mois dernier. Je suis, je vous assure, très-sensible aux marques que vous me donnez de votre amitié et à la part que vous prenez à ce qui me regarde, et je vous en rends mille grâces. Personne ne peut mieux comprendre que vous le désagrément de la situation où j'étais il y a quinze jours, puisque vous avez passé par là. On a bien vu depuis que mes avis étaient véritables et que mes raisons pour n'entreprendre pas présentement le siège de Barcelone n'ttaieiU que trop bonnes. »

En résumé, Yhorrible trahison que Saint-Simon a racontée avec des détails si précis est une pure invention de son esprit soupçonneux ou un de ces bruits de cour qu'il a trop

Page 1