Mémoires deSoailles, ibid., p. 60, 1" col
4. Bibliothèque impériale do Louvre, mss. P. 325, t. VI, f* 92, v*.
souvent accueillis avec crédulité et reproduits dans ses mémoires comme des vérités d'une authenticité incontestable. C'estsurtout contre Adrien-Maurice deNoailles»fils d'Anne- Jules, ^i comme lui maréchal de France, que Saint-Simon s'est déchaîné. Adrien-Maurice deNoaiiles, né trois ans après Saint-Simon en 1678, suivit d'abord la carrière ooillitaire, puis siégea avec Saint*Simon dans les conseils forniés sous la régence^ et se maintint en faveur, après la mort du dac d'Orléans, pendant qu^ Saint-Simon était condamcié à une sorte d'exil. Après avoir joué un grand rôle à la cour de Louis XY, le maréchal de Noailles quitta les affaires Tannée même de la mort de Saint-Simon (1755) et passa dans la retraite les onze dernières années de sa vie. Le contraste entre la fortune brillante de ce second maréchal de Noailles elFespèce de disgrâce où se passa la fin de la vie de Saint-Simon n'a peut-être pas été sans influence sur les jugements passipnnés de ce dernier. A l'en croire , Adrien-Maurice de Noailles commença à le rechercher dès que les pproches de la régence et son intimité connue avec le duc d'Orléans rendirent son amitié importante et désirable pour un ambitieux^ Saint-Simon prétend qu*il était loin de l'estimer: il va même jusqu'à insinuer qu'Adrien-Maurice de Noailles n'a pas été étranger à l'empoisonnement de la duchesse de floviTgogne'. Cependant il ^'établit entre eux une liaison :i^sez étroite jusqu'à l'époque où le duc de Noailles trahit la cause des ducs et pairs \ Cette abomination ^ du duc de Noailles le rendit un objet d'horreur pour Saint-Simon. Il n'en parle plusqu'avec indignation ^ il n'a pas d'expressions assez fortes pour caractériser sa noire et profonde scélératesse ^. Au consei! de régence, il ne lui épargne pas les avanies, à en croire ses