‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 270 sur 328 · Jr<fm., t. XUI, p. 244-245. — 6. Ibid,, t. XIV, p · texte numérisé non relu

Jr<fm., t. XUI, p. 244-245. — 6. Ibid,, t. XIV, p

mémoires *. Sa colère et ?a haine s'exhalent on ternies d'une violence qui tombe dans le comique à force d'exagération. Il prétend avoir dit au régent en parlant du duc de Noailles : «Je ne me cache pas à vous, ni à personne ni à lui-même, que le plus beau et le plus délicieux jour de ma vie ne fût celui où il me serait donné par la justice divine d(f l'écraser en marmelade, et de lui tnarcher à deux pieds sur le ventre, à la satisfaction de quoi il n'est fortune que je ne sacrifiasse.» Dans un grand nombre de passages il revient sur les sentiments de haineet de mépris .qu'il prétend lui avoir témoignés ouvertement en toutes circonstances, malgré les respects que lui prodiguait le duc de Noailles.

Qui ne croirait, d'après des déclarations aussi formelles, que toutes relations étaient impossibles entre ces deux hommes? Cependant, si nous consultons la correspondance de Saint-Simon avec leduc de Noailles, nous voyonsqu*à Tépoque même, où il prétend avoir témoigné hautement son mépris pour ce personnage, il lui écrivait d'un ton de politesse et même de déférence, qui forme un singulier contraste avec les assertions de ses mémoires. Voici deux lettres qui Fattestent':

« De Paris, ce 29 norembre HIS^

« En arrivant chez moi, Monsieur, j'y ai trouvé M. Le Blanc qui a bien voulu se donner la peine de m'apporter Toriginal de la signification faite à M. d'Auneuil en opposition d'un arrêt rendu en présence du feu roi eu rapport de M. Le Blanc, et une lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire en accompagnement de cet original, que vous avez

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