Mémoires de Saint-Hilaire, t. iV, p
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que j'ai en von» est bien marquée, puisque Je vous Mnets lëff Ibfcés elle salât de TÉtat. Je couuais vôtre tèle et la valear (lé mes troupes ^ > Yillars répondit à la coorfiaftoe dé Ltntf s XIV |)ar une brillante campagce. Si Fou en croy»t Saiût^Khion ', le maréchal se serait laissé entraîner par son lieut^ant Montesquiou. Le prince Eugène, général de l'armée ehhemie, n'aurait commis la faute de trop étendre ses lignes que par « Teitréme mépris qu'il avait conçu du ma** réttiA de Yillai*s. » Ce dernier, qui marchait doucement avec le gros de Tarmée, se serait eiïorcé d'arrêter Montesqnioo, qui commençait Taction, et Ini aurait dépéché ordre sur ordre d'arrêter*. « Son confrère, ajoute Saint-Simon, lui i^voya ses aides de camp, lui manda que le vin était tiré et qu'il fhllait le boire, et poussa si bien les attaques qu'il emporta led retranchements, entra dans Denain, s'y rendit le' mettre de toute l'artillerie et des magasins. > Mllars fat tout étourdi d'une victoire remportée malgré lui*. Il aurait voulu ^'en' tenir là. t Mais Montesquiou, sûr du roi, se moqua dé loi, détacha le soir même du combat, qui était lé dimandié 84 juîllét,"BrogUo avec douze bataillons sur Marchiennes, oti était 1e't*edte et la plus grande partie des magasins des ënhemis, et le suivît en personne avec dir-huit autres ba* tàlHohs et quelque cavalerie, sans que Villars osât s'y opposer Formellement après ce qui venait d'arriver. « Ainsi) d'après Saint-Simon, Yillars joua, à Denain, un rôle aussi ridicule qu^à Friedlingen. Dans ces deux batailles, ce fut son Beùtenant qui remporta la victoire, à Friedlingen Magnac, à Ùenain Montesquiou; dans la première action, Tillars ne itit qtfe s'arracher les dieveux de désespoir, et dans la seconde il se laissa entraîner, malgré son dépit, à vaincre le prince Eugène.
Ces critiques sont tellement exagérées, et, il faut le dire,
1. MémoîresdetHîarSf p. 50T, 1** col., même édition. a. Mémoires de Saint-Simon, l. X, p. 213 et suiv. 3. Ibid., p. 214. — 4. iWa., p. 21S.
DES MÉMOiaBS J)9 BAINIf-SIMON. Wh
t^leBdentridicuteS) que l'on ne po^rr2|it y ajoiUor fo^^j loi]s niéme qu'on serait réduit au témoignage de SaîQtnSivieni Mais nous avons à lui opposer nan-seulemeojt le^ in^B^irie^ et les dépêches de Villars qu'on pourrait soupçonner /tle |^r+ tialité, mais l'autorité de Saint-Hilaire,quiest^i d!auiant,pl]ki9 grate qu'en d'aulres circonstances il n'épargne pas Vij^larsU On voit, par les ménxQires de ce général, que ce fut.Villaifs q^4ii^ fit toutes les dispositions pour la bataille, traversa^ l!^f caut sur des ponts improvisés^ forga le camp des enn^emi^ et enleva la doMble ligne qu'ils avaient appelée iinsolenunent ^ chemin de Paris. La prise de Marchienqes, celle df^Doiia^ du Quesnoy, de Bouchain, furent la suite de la vi£|^iie dis Denain. Napoléon, si bon juge des actions mililaireai a.p«) dire que < le maréchal de Yillars sauva la France à Denain.» Villars joua, pendant la régence, un rdle important comme président du conseil de la guerre; ses mémoires^ iaits en partie avec ses notes et ses dépêches, peuvent servir h tom^ pléter et à rectifier les mémoires de Saint-Simon pour J'bisr ioire de cette époque. Nous ji vous déjà remarqué que Saînt>< Simon passe vite sur certaines affaires où l'honneur des ducs et pairs a reçu de graves atteintes. De ce nombre fut la procès du duc de la Force, en 1721. Saint-Simon s'efforce d'expliquer son silence dans la phrase suivante ' ; t £0; cq temps -ci commença une affaire si honteuse à la faiblesse de M. le duc d'Orléans, si fort ignominieuse à celle des pairs, si scandaleuse au parlement, à son animosité et à ses. entrer prises, si scélérate au premier président, si abominable à l'avarice du prince de Gonti, en un mot si infâme en toutes ses parties que je crois devoir me contenter de l'énoi^cer et tirer le rideau sur les Iwrreurs qui s'y passèrent pendarU 1$ reste de Vannée. »