‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 290 sur 328 · Voy. Mém. de SairU-Uilaire , t. IV, p. 320 et suiv · texte numérisé non relu

Voy. Mém. de SairU-Uilaire , t. IV, p. 320 et suiv

2. Saint-Simon a écrit en marge de son manuscrit ; Affaire du d^û de la Forcey t. XVIII, p. 131-132; mais il trouve moyen d'en éluder le xcoit par une figure de rhétorique fort connue, la prétériiioii»

Me ÈXkMEN CRITIQOB

Les tnétMifefl de Tillafd*, lé journal de Bail^îef et celui de Maifftiëu flairais^ pâtirent qxie cette AlfAiré etrt pMs de rdteiif lé^éM^f que Beftud^yop de questions que Sàrnt^tmon a tra^ tôèi longuemeViT. Luî-nnème s*en occnspaafctivement.pûiiqail envoya deux mémoires au maréchal de Yîllars* pour *teq'uét là eoriduite du pêrrlemént à l'égard du duc dé la Vcunx. On Acètïéâit ce duc eft pait d*un honteux monopole; ft avail acheté toute la bôugte et tous les suift de Paris et de phi- Slëtn^ prtrinoe^; on découvrît quMl avait un magasin dans les salles et jusque dans la bibliothèque des Tieux^Augnstins. HasieuriB des gens du duc de la Force furent arrêtés sar cette accusation d'accaparement de denrées, et lui-même ftat assigné devant le parlement. L*avis du maréchal de Vitlan opinant comme duc et pair atteste la gravité de l'affaire : c Je vois, dit- il *, avec une véritable douleur, mêlée de quelque honte, qu'un pair de France^ dont les ancêtres se sont distingués par leur valeur et par leur zèle pour le service de nos rois, puisse être soupçonné d'un commerce indigne de sa naissance. Je veux présumée qu'il se lavera de ces soupçons, et j'espère qu'il ne sera pas dit que de nos jours il y ait eu des personnages d'une condition distinguée convaincus de cïimes que l'on ne pardonnerait pas à de misérables banqueroutiers. Je le souhaite pour la gloire de la nation, et je crois que c'est servir M. le duc de la Force que d*être de l'opinion la plus sévère pour sa justification. II doit désirer que l'on mette en prison tous ceux qui pourront éclaircir une affaire aussi fâcheuse, et être entendu lui-même. »

1. Il avait été publié en HollaDde des Mémoires du maréchal de ViUan^ dont le premier volume seul doit être considéré comme Touvrage du marébhàl. $aînl-S!iiiO!i en parte avec im profond dédaift (t. IV, p. 30-31). Ooant aut mémoires que noas avons souvent cités et qui font partie des grandes collections de Mémoires sur Vhi^toire de France^ ils sont l'œuvre d'Anquetil, qui les a tirés des papiers du maréchal et publiés en 1784 sous le titre de : Vie du maréchal de Villars écrite par lui-même.

2. Mémoires du maréchal de ViUars, p. 266, 1** colonne (ëdit. Vichaud et Poujoulat).

a. Ibid, y p. 265, 2* coloiflie.

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La Mîié de cette àAa!i'e tul scaïidalèu^; teâ ^ens au duc de la Force furent condamnés, et lui-même flétri. L'arréi portait : « Sera tenu Henri-Jacques Nompar de Caumont| dnc de la Bbrce, dé se comporter à Tavenir d'une linanière irréprociiable et telle qu'il convient à sa naissance et dignité de pair de France. » Les chansons ne l'épargïièrent pas \. Il y eut encore d'autres ducà et pairs, tels que le maréchal d'Ertrées et le duc d'Àntin compromis dans cette salé affaire. Saint-Simon A soin de glisser âûr tous ces détails peu honorables pour sa caste privilégiée.

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