‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 29 sur 328 · Mémoires, t. II, p. 330. — 3. lbid.,f p · texte numérisé non relu

Mémoires, t. II, p. 330. — 3. lbid.,f p

4. Ibid.f p. 333. Voy. à la fin du môme volume une note du marquis de Saumery qui rectifie les assenions do Saint-Simon sur la famille de Saumery, mais sans parler du caractore du compagnon du duc de Bourgogne.

OÙ des intelligences avaient été habilement pratiquées, ouvrirent leurs portes, et entre autres, les deux grandes villes de Gand et de Bruges. Les Français s'étaient avancés jusqu'à la ligne de la Dender, affluent de TEscaut. Le duc de Vendôme voulait la défendre contre les armées réunies de Marlborough et du prince Eugène ^ Les conseillers du duc de Bourgogne l'emportèrent sur l'avis de ce général et firent décider qu'on se bornerait à la défense de la ligne de l'Escaut. Saint-Simon ne parle pas du conseil de guerre où fui prise cette résolution. Mais le général Saint-Hilaire, qui commandait Tartillerie de l'armée de Vendôme et qui assista à la délibération, est un témoin d'une autorité bien supérieure à celle de Saint-Simon. Il ne dissimule pas le mécontentement de Vendôme, qui, forcé de céder à la majorité du conseil, le fit de mauvaise grâce et avec une lenteur fatale. Saint-Simon n'insiste que sur la paresse et la funeste opiniâtreté du duc de Vendôme *; mais il n'indique pas les causes du mauvais vouloir et de l'obstination de ce général. Eugène et Marlborough, qui agissaient parfaitement de concert , profitèrent des divisions des généraux français et marchèrent rapidement sur Oudenarde. Ce fut là que les armées se trouvèrent en présence, et que le combat s'engagea avec confusion, de la part des Français, etau milieu d'ordres contradictoires donnés par le duc de Vendôme et le duc de Bourgoi^ne. À en croire Saint-Simon, toute la faute fut au duc de Vendôme. Mais le témoin oculaire, que nous avons déjà cité, Saint-Hilaire, atteste que la division des généraux français et les ordres opposés qu'ils envoyaient furent la cause principale du revers. Vendôme reprocha vivement au duc de Bourgogne, de ne l'avoir pas secondé dans la bataille : « Je ne pouvais deviner, écrivait-il au roi , que cin-

1. Mémoiret df Saint-Hilaire f t. IV, p. |35. On trouvera des reDseignements sur l«9 Mémoires de Saint-Hilaire dans la dernière partie de ce volume.

Page 1