Casino, maison de campagne
5$6 KXAMEN GHITIQUË
tr^çijiçn;! l^^ot, plus absurdle que celui que Saiut-S^mon a &it de cacoQpi^at <Jie C^.ssano. C'est tojujjoi^rs, du reste, Iç ççième procédé pour \e^ généraux àfm\ la gloire l'ofiTusque, tout ^ yoéritfi de 1^ victoire est attribué à up pçr^onnage seçoadaire: il ^ aoi?A(ne Maguac à FriedUngen , Montesquiou à Demain, Chen;ierault oju le Guerchols à Gassano. Quant au général en chef, il u'a qu'un rôlç ridicule; il s'arrache les cheveux de désespoir conime Villars à FriedUngen , ou dîne tranquilleme^^ comnjie Vendôme h Cassano, pendant qu'un brave lieutei;iant répare toutes ],es fautes et assure la victoire. Il suffit de fignoler ce procédé de Saint-Simon pour montrer à quel point ses récits de bataille manquent de vérité et d'intelligence' A Çassano surtout , où Vendôme sauva par son courage et sa présence d'esprit l'armée compromise par son frère, l'injustice de Saint-Simon est évidente. Nous opposerons à son récit celui d'un contemporain qui avait figuré honorablement dans nos armées, Saint-Hilaire*.
La partie de l'armée française , commandée par le grandprieur, ^tail dans une situation périlleuse, resserrée entre TAdc^a et un n^viglio (canal). Ce fut là que le prince Eugène l'altaqua avec une extrême impétuosité. Vendôme accourut au secours de son frère. Déjà le^ trompes du grand-prieur étaient en désordre, et la bataille semblait perdue , lorsque, dit Saint-Hilaire ■, « M. de Vendômç se mit à leur tête, l'épée à la main, et les fît charger avec tant de valeur qu'ils délirent l'ennemi en cette partie. » Le pont de Cassano, enlevé parles impérig^ux, fut alors repris par les Fi*ançais. Au centre, où la ligne française avait d'abord été percée, ce fut encore Vendôme qui rétablit le combat. « M. de Vendôme, ajoute Saint- Hilaire', eut son cheval tué sous lui; on le releva. Un soldat ennemi, l'ayant reconnu, le coucha en joue pour le tuer. Cotteron, son capitaine des gardes, se mit vite devant lui , et