Ibid., p. 195. — 3. Ibid., p
eo parant le coup , le reçut au travers du corps , ^ont il ne mourut pourtant pas. Cette belle actioj;i çat un exemple trop rare de courage, d'affection et de fidélité pour n^'en pas faire mention. > En un mot, pendant tout le combat^ on voit Yendôme payer de sa personne, et s'exposer aux endroits \es plus dangereux. Comme son aïeul Henri lY, il portait une plume blanche à son chapeau, et on ne manquait pas de le cpfQparer à ce variant capitaine. Mme de Maintenon, dans une lettre du 11 septembre 1705 à Mme des Ursins*, dit en parlant de Yendôme: « Je trouve que M. de Saint-Prémont * a raison de croire qu'il voyait Henri lY en ralliant ses troupes, parlant comme il faisait aux soldats , et en leur montrant Texemple de la valeur qu'ils suivaient si bien*. »
Saint-Hilaire ajoute que, suivant une relation du temps % les impériaux eurent six mille hommes tués et quatre mille blessés. Ils perdirent aussi sept pièces de canon et sept drapeaux. « Nous n'eûmes, ajoute-t-il, que trois mille hommes tués et blessés; et cette différence vint, à ce qu'on en peut juger, de ce que la plupart de Tinfanterie ennemie, ayant passé le naviglio à gué, avait mouillé ses armes, dont une grande partie fit faux feu , et nous sauva bien du monde. Ils en perdirent aussi beaucoup dans la confusion où ils se trouvèrent en repassant le naviglio. J'ajouterai que, quand nos soldats sont une fois prêts à se mêler, ils ne se servent guère d'autres armes que de leurs épées et de leurs baïonnettes, et l'emportent en cela sur les autres nations qui n'en font pas grand usage. »
Le duc de Yendôme, en rendant compte au roi, dans une lettre du 19 août 1705, du combat de GassanoS y fait un grand éloge de ses lieutenants, sans dire un mot de lui-
1. Correspondance de Mme de Maintenons t. III, p. 219 (édit. Bossange).
2. Saint-Frémont avait rendu comptn de U victoire de Cassano à Chami!lard dans une lettre conservée au d^pôl de la guerr '.