Mémoires de Saint-Hilaire, t. 111, p
4. Mémoires militaires relatif* à la succession d' Espagne , t. V, p. 330-333.
même : « MM. les oUBciers généraux de Finfanterie ont fait plus qu'on ne peut dire.» Medavy, Albergotti, Dillon, deColmenero, de Chemerault, de Vaudrey, de Praslin, de Luxembourg, de Vérac, de Lautrec, du Héron et plusieurs antres, sont cités avec éloge. La seule allusion à l'attaque décisive, conduite par Vendôme, se trouve dans le passage suivant : « J'oubliais de dire à Votre Majesté que le régiment de Vendôme attaqua la colline dont les ennemis s'étaient rendus maîtres, l'emporta et leur tua trois cents hommes, et, depuis ce moment-là , les ennemis ne songèrent plus qu'à se retirer. »
Ce n'est pas là une lettre de fanfaron. Le billet de Vendôme à la Feuillade, en date du 21 août 1705 (cinq jours après la victoire), a le même caractère : « Je suis sensiblement touché, monsieur, de la part que vous prenez à l'avantage que nous venons de remporter sur les ennemis. Car personne ne fait plus de cas que moi de votre amitié. La perte des ennemis augmente tous les jours. Nous avons jeté dans r Adda ou dans les navilles (canaux) sept mille morts des leurs, nous leur avons fait seize cents prisonniers et pris quatre drapeaux, et ils ont même à Palassol trois mille blessés, de sorte que vous pouvez compter comme une chose sûre qu'ils ont eu, au moins, douze mille hommes hors de combat. Nous avons eu deux mille deux cents hommes tués ou blessés. »
Ces exemples sufGront pour montrer combien Saint-Simon a été injuste à l'égard de Vendôme. Nous ne voulons pas faire l'apologie des mœurs décriées de ce général; il a mérité, sous ce rapport, les reproches que lui adresse Saint-Simon. Mais on no peut méconnaître son génie militaire sans manquer à la vérité historique*.
1 . Outre ÏQf^ lettres de Vendôme qui fouraissent les meiUeurs renseignemenu pour apprécier ce général , on pourra consulter sur ses campagnes rrn ms, île la TJ. I. S. F. 3752.