‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 307 sur 328 · Ces preuves se boraent aux assertions de Saint-Simon · texte numérisé non relu

Ces preuves se boraent aux assertions de Saint-Simon

2. Il est impossible de contrôler ces affirmations de Saint-Simon. Tout ce que nous pouvons déclarer c!est que son témoignage sur Achille de Harlay est suspect de partialité et en contradiction avec les autres documents contemporains.

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4ue Rihrrigftyt ion aoii^ lui avêil cOftOé^ De ces tratU pvldks OU 0eut jogerde oe qoi est plus incoonu.

c Une Ame si perverse était bourrelée , noD de remords 4ii*il ne GonoQt jamais (ou du moins il n'a jamais laissé apercevoir qa'il en eût senti aucun), maïs d'une hnmcor qui se pouvait dire enragée, qui ne le quittait point et qui le rendait la terreur et presque toujours le fléau de toot œ qui avait affiiire k lui. Comme elle ne l'épargnait pas, elle n'épargnait personne, et ses traits étaient les plus perçante et les plus continuels. Ce fut aussi une joie publique lo^squ'on en fut dtiivré, et le parlement^ accablé sous la dureté de son joug, en disputa avec le reste du monde. C*est dommage qu'on n'ait pas fait un harkana de tous les dits, qui caractériseraient ce cynique et qui divertiraient en même temps. >

Samt<-Simon cite ensuite plusieurs de ces mots piquants attribués à de Harlay, Non content d'avoir si longuement insisté sur ce magistrat, il y revient à satiété. Traitant des prétentions des ducs en 171 1 \ il trouve moyen de parler de cet exécrabU Harlay^ ^ et il écrit en marge de son manuscrit

1. Saint-Simon fait allusion à un passage de ses mémoires (t. I, p. 414) où il raconte que Ruvigny ^ avant de se n^rugier en Angleterre comme prolestant, avait laissé un dépôt entre les mains de Harlay. Xxirsque le fiU ajué de Ruvigny fut devenu célèbre sous le nom de comte de Galloway, le roi irrité confisqua ses biens. « Harlay, ajoute Saint-Simon, se trouva modernetement embairassé entre le fils de son ami et son maître, à qui il révéla humblement sa peine; il prétendit que le roi Tavait su d'ailleurs et que Barbezieux même l'avait appris et l'avait dit au roi. Je i)*approfondirfti point ce secret; mais le fait est qu'il le dit lui-^ême, et que, pour réconpense, le roi le lui donna comme bien confiâqué, et que cet hypocrite de justice, de vertu, de désintéressement et de rigorisme, n'eut pas honte de se l'approprier et de fermer les yeux et les oreilles au bruit qu'excita cette perfidie. » Encore une fois Saint-Simon est ici le seul témoin, à notre connaissance, et comme les autres contemporains vantent la probité de ftariay, aussi bien que son espiit et ses vastes connaissances, le récit de Saint-Simon ne peut prévaloir contre des autorités qui ne sont pas suqiectes de partialité.

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