‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 308 sur 328 · Ce sont les expressions de Saint-Simon · texte numérisé non relu

Ce sont les expressions de Saint-Simon

DES MÉJd01ItS3 DE ,84IliT-SIMON. Ail

uUértMw 4er flarlay, p«rce qiie oe isAgistrat p?ii4optoJt pf^ toutes ses idées sur la préémioepce dei^ duc» et paira* Bn(in il k mon Ire mourant dans le méprisK

Las contemporains d'Achille de Harlay sopt loin de. piller de ce premier président avec le même dédain. qu^Saipl- Simon. Un magistrat intègre, Olivier d'Orme^son^ i^entioaoantle mariage du procureur général, Achille do Har^ay, avec la flUe du premier président Guillaume de Lamot*gMTi\ n'a que des éloges pour de Harlay : « M, le preiAler président me dit que lorsqu'il arait denoiandé l'agrément au roii le roi lui avait dit qu'il en était bien aise. Ce maciag^, ^oute d'Ormesson » reçoit un applaudissement générai. > *

Mme de Sévigné j»'étend sur les louanges d'Achille ^ Jlarlay; elle célèbre ses nobles actions et déclare qu'elle n'a jamais connu une plus belle âme. Elle écrivait à sa fille, dans une lettre du 13 octobre 1675 : < Écoulez une belle action du procureur général, Il avait une terre de la maUon de Bellièvre *, qu'on lui avait fort bien donnée ; il Ta reluise dans la masse des biens des créanciers, disant qu'il ne saqfait aimer ce présent» quand il songe qu'il fait tort k des créanciers qui ont donné leur argent de bonne foi : cela est héroïque.... Je ne connais point une plus belle âme. » Lorsque Mme de Sévigné apprend la nomination d'Achille de Harlay à la place de premier président, sa joie éclate et sçs éloges redoublent; elle écrit à sa iille * : « Mme de Lavardin me mande des merveilles de Mme de Mouci ' et de son frère, qui a défendu à son secrétaire, d'un ton à être obéi| d^ prendre quoi que ce soit au monde, ni directement, ni indirectement, et pour l'y disposer plus agréablement, il lui a

I. Mimoiret de âmm-Sfiiion, t X, p. 330. %, Journal i'Olivier d'Ormeuomf t. U, p. 620.

3. La mère d'Acbiile de Harlay était Jeaone-Marie de Bellièvre, murte en 1657.

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