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mais. Cet ambassadeur, qui dvait rempli plusieurs missions en Espagne, mérite d'être consulté pour fout ce qui contertie la situation et la politique de ce pays.
Le marquis de Saînt-Philîppe, dont les Mémoires pàur «r** vir à Vhistoire d'Espagne sous le règne de PhiMppe Y^ s^tendent de 1699 à 1725, doit être aussi comparé à Saint-Simon. Tandis que Saint-Simon représente le cardinal P^rtocarrero comme persistant dans sa fidélité et son dévouement pour Philippe V*, le marquis de Sainf-Philîppe raôonte qu'il se déclara pour l'archîduc Charles, contribua à la prise de Tolède par les Autrichiens, et à cette occasion afficha hautement sa joie, fit illuminer son palais et donna un banqaet où il but à la santé de Charles III roi d'Espagne*. AiUeors, le récit du marquis de Saint-Philippe complète celui de Saint-Simon, par exemple pour tout ce qui concerne la disgrâce et Tarrestation de la princesse des Ursins à sa première entrevue avec la nouvelle reine d'Espagne , Elisabeth Farnèse *.
Les leltes de Fénelon* ont un intérêt tout particulier pour les campagnes du duc de Bourgogne, sur lesquelles Saint- Simon donne des détails étendus, mais avec une partialité marquée. Fénelon ne dissimule ni au prince ni à ses amis les reproches qu'on lui adressait. Il écrit au duc de Chevreuse le 9 décembre 1708 • : «On est très -mécontent de notre jeune prince, parce que, indépendamment des partis pris pour la guerre à l'égard desquels les fautes énormes ne tombent point sur lui, on prétend qu'il n'a point assez d'application pour aller visiter les postes, pour s'instruire des détails importants, pour consulter en particulier les meil-
1. Une traduction française de cet ouvrage a été publiée en 1756 , (Amsterdam (Paris), 4 vol. m-12).
% T. V, p. 190 des Mémoiret de Saint-Simon, S. Mémoires du marquis de Saint-Fhilippe , t. II, p. 65-86.