T. r, p. 278-279 de la Correspondance de Fénelon
DES MÉMOIRES DE SAINT-SIMON. jft^l
leurs officiers et pour connattre le mérita de chacun d'eia* U apassé, dit-on> de grands temps dan» des j«ux d^eofant arec M. son frère (le duc de Berry), dont rindécence a sou*^ levé toutes les personnes bien intentionnées, dans de tristes «conjonctures où il aurait dû paraître sentir la tionte de sa campagne et le malheur de TËtat* . »
Duclos, dont les Mémoins secrets sont en grande partie empruntés à Saint-Simon pour Thistoire de Louis XIV et de la régence, a cependant quelques anecdotes puisées à d'autres sources. On peut aussi consulter Mme de Staal (Mlle Delaunay) principalement pour les intrigues de la cour de Sceaux et la biographie du premier président de Mesmes, qui est si maltraité par Saint-Simon. Je n'insiste pas sur ces ouvrages qui sont compris dans toutes les collections de mémoires relatifs à l'histoire de France.
Le marquis d'Ârgenson nous a fourni quelques renseignements sur le second fils de Saint-Simon* et sur Saint- Simon hii^même '. Du reste le marquis d'Argenson s'occupe peu de Louis XIY et glisse rapidement sur la régence, Si nous voulions le comparer à Saint-Simon (et cette étude ne serait pas sans intérêt) , il (iaudrait opposer les idées politiques des deux auteurs. D*un côté le féodal Saint-Simon invoquant l'organisation d'une société aristocratique, qui n*a jamais existé que dans son imagination; de l'autre, d'Argenson, qui déplore aussi les abus du gouvernement et en prévoit la chute, mais dont les aspirations appellent une constitution plus démocratique. Mais si d'Argenson nous parait voir plus loin et plus juste que Saint-Simon en politique, quelle différence et pour le styk^et pour la composition, et pour les idées morales l Saint-Simon a couvent des
1 . On trouvera dans le môme volume de la Correspondance de FéneUm , p. 237 et suiv., p. 253-2S6, p. 266 et 272 , des lettres de oe prélat à soo ancien élève le duc de Bourgogne, où il hii fait connattre les reproches. que lui adresse le public.