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le premier président et le reçut chez lui^ Mais ce qu'il ne dit pas, dans ses Mémoires, c'est qu'il chercha à tirer parti de cette réconciliation pour la question du bonnet, qui ne cessait de le tourmenter*. A sa prière, le régent remit au premier président un mémoire, par lequel les pairs insistaient sur trois points. Ils demandaient que le premier président les saluÂt en leur demandant leur avis, qu'il n'y eût plus de conseiller au parlement à l'extrémité de chaque banc occupé par les pairs, enfin que l'on rétablit l'ancienne formule ainsi conçue : La Cowr suffisamment garnie de pairs. Le premier président assembla les présidents à mortier, et la plupart se montrèrent disposés à faire des concessions. Mais par un motif que Villars n'explique pas'» la négociation échoua au dernier moment.
Les fils de Saint-Simon imitaient sa morgue aristocratique, si l'on en juge par le mot que Mathieu Marais attribue à l'un d'eux, à l'occasion du mariage de Mlle de Valois avec le prince deModène. Il traitait François-Marie d'Esté, qui devint duc de Modène en 1737, comme un simple hobereau. Voici le passage^ : « Le mariage de Mlle de Gharolais avec le duc de Richelieu se confirme. Un fils du duc de Saint-Simon, qui est un jeune étourdi, a dit à ce sujet : La voilà bien nuUheu^ reme Savoir épousé un duc et pair. Mlle de Valois ne vierU^Me pas d'épouser un geruUhomme de campagne? C'est ainsi que parle du fils du duc de Modène, un petit-fils du Saint-Simon , dont la noblesse est contestée et sur qui on a fait les chansons de boudrilUm au commencement de la régence*. »
Ces insolences provoquaient la haine contre la famille de