Mémoires de Mathieu Marais j 1. 1, p
5. D'après la phrase de Mathieu Marais, les chansons auraient été dirigées contre Claude de Saint-Simon, père de Tauteur des Mémoires, C'est une erreur que l'auteur lui-même indique en disant que ces chansons ont été composées pendant la régence. Il faudrait lire fils au lieu de peUt-fils.
Saint-Simon, Mathieu Marais, comme Barbier et d'Argenson, attaque les prétentions de notre historien à une illustre ori-gine.c J'ai vu, dit-ilS le contrat de mariage du duc de Saint- Simon avec Mlle de Lorges où tous les princes du sang sont nommés, l'un après l'autre, ses cousins naturels ; ce qui m'a sorpris. Le duc de Saint-Simon s'est aussi démis de sa pairie en faveur du vidame de Chartres, son atné, qui s'appellera le duc de Ruffec. Cette famille, qui n'est pas bien ancienne et qui se pique d'une noblesse fausse, a bien besoin d'honneurs. »
Plus loin', il cite la parodie suivante d'une scène de Perses à l'occasion d'une galanterie de Mme de Maillebois, avec le duc de RufTec, fils atné de Saint-Simon :
Que le ciel pour Basset' est prodigue en miracles 1
Qui n'eût pas cru qu'un Bâcha ^ furieux
Nous eût débarrassés d'un Basset odieux?
Cependant, malgré mille obstacles,
Le Basset est victorieux ;
U s'est fait des routes^secrètes ;
n a trotté pour hâter son bonheur;
Et Blanon et La Fleur*
Ont pris soin à l'envi de lui livrer Roussette*.
Roussette en lui croit tout avoir.
De son nom retentit et la cour et la ville.
Manon, à ses désirs voulant être facile,
Jusque sur Pescalier l'est venu recevoir.
Que Roussette a paru contente de le voirl
Quel triomphe pour lui! quel stérile avantage!
Pour Bâcha quelle rage et quel horrible désespoir !
1. Mimoirei de Mathieu Marais^ t. II, p. 288, à la date de mat 1722.