‹ Saint-Sulpice et les missions catholiquesChapitre 14 sur 16 · SEMINAIRE DE SAINT-SULPICE · texte numérisé non relu

SEMINAIRE DE SAINT-SULPICE

La guerre avec l’Angleterre et sa domination militaire avaient ruiné le Canada, et ses habitants

avaient été réduits à manger de la viande de cheval. Le séminaire avait multiplié ses charités, nourrissant surtout les vieillards, les femmes et les enfants, soutenant les communautés tentées de passer en France, même celles de Québec; il les conserva ainsi au pays.

L’acte de 1764, par lequel les seigneurs de Paris transmettaient tous leurs biens au séminaire de Montréal, fut un immense service rendu à la colonie. Les nouveaux seigneurs ont, depuis, employé leur richesse au soulagement des pauvres, à la construction d’églises, de chapelles, d’écoles, de collèges, à la diffusion de l’éducation à laquelle prirent part beaucoup d’enfants de familles anglaises et irlandaises de la ville, du pays, des Etats voisins de la Nouvelle-Angleterre et du Haut-Canada.

Ils l’employèrent encore à la fondation d’asiles, de salles d’hôpitaux, d’ouvroirs, et de maison de préservation pour la conservation de la race, pour le soulagement de toutes les misères.

Des séminaires furent ouverts pour l’étude des sciences religieuses et la formation du clergé national, pour l’érection de la succursale de l’Université Laval de Montréal et l’organisation de son musée et de sa bibliothèque.

La fondation d'un séminaire

Page 1