I. Laud. fiineb. S. Platonïs
(l'être partout publiées, et témoignent de votre parfaite résolution. Aussi, vous avez, ô mon Père, affermi nos pensées, fortifié nos cœurs. Votre courage est au-dessus de toute attente, Tindépendance de votre langage dépasse toute espérance. Gloire à Celui qui vous a donné la force. Ni la crainte de l'empereur ne vous abat, ni la flatterie enchanteresse ne vous amollit. A un plaisir qui passe, vous avez préféré le péril de défendre la vérité divine. Vous êtes le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis, et qui est maintenant dans les liens comme Tapôtre du Seigneur. Oh ! puissé-je baiser les clefs et les barreaux qui tiennent enfermé ce trésor de piété. Que ne puis-je, plutôt encore, embrasser cette bouche vénérable qui a confessé les paroles de la vérité, et ces mains bénies qui s'élèvent pour de saintes prières agréables à Dieu ! Mais, me voici orphelin, digne de toute pitié, isolé, sans mon Père, sans ma lumière, sans le médecin et l'aliment de ma pauvre âme, sans personne pour me protéger, pour me défendre contre les ennemis invisibles, me voici devenu « comme le corbeau dans la solitude, comme le passereau sur un toit » (Ps. cxf, ^, 8), chaque jour j'ouvre les yeux, j'interroge l'horizon, mais jamais je ne vois plus le visage tant souhaité*. »
Au reste cette tristesse de Théodore et ses plaintes filiales n'abattent point son courage ; si elles sont la magnifique effusion d'une ame délicate et aimante, elles ne vont pas, on va le voir, jusqu'à l'amollir ou la rendre hésitante. « Aussi bien, continue l'exilé, je rends grâces, oui, je rends grâces sur grâces au Seigneur, d'avoir été trouvé digne de soufiFrir pour