‹ Saint Théodore (759-826)Chapitre 24 sur 94 · I. Laud, funeb.. 833. a. Vita^ a · texte numérisé non relu

I. Laud, funeb.. 833. a. Vita^ a

un nouveau Précurseur, et un nouvel Elie. Le pape, informé de sa conduite, lui adressa ses félicitations pour tant de courage. Et dès lors, de la capitale, de beaucoup d'autres villes, on vit accourir un grand nombre de moines et de laïques illustres pour se mettre sous sa direction et se former sous un tel maître à la discipline monastique. « Le couvent de Saccudion, disait plus tard Théodore lui-même, donnait un spectacle admirable aux gens pieux. Les membres étaient unis à leur chef et Ton pouvait redire là aussi, quoique ce fût peut-être hardi, la parole d'Isaïe au sublime langage : « Levez les yeux autour de vous, et voyez tous vos fils réunis, tous vos fils qui sont venus à vous de bien loin » (Isaïe, XLIX, i8). A cette vue, vous serez dans la joie et l'étonnement, et votre cœur sera dans l'extase*. »

Le patriarche Taraise, dont le silence avait tant indigné les moines, se montra plein d'égard pour eux, expliqua les raisons de sa conduite, et les invita à l'union ; le prêtre Joseph qui avait eu la faiblesse de bénir le mariage impérial ayant été excommunié, et déclaré déchu de la dignité sacerdotale, la paix put aisément se conclure; c'était le plus vif désir des moines, qui d'ailleurs sortaient victorieux de la lutte, ils savaient que rien n'est plus cher à Dieu que la concorde et l'union, quand cette union ne s'étabUt point au détriment des lois divines.

L'impératrice Irène, toute à la conciliation, loua le patriarche pour sa prudence, Platon et Théodore pour leur zèle. Et les deux biographes de Théodore, après avoir rappelé ce jugement de l'impératrice, et l'avoir discuté, finissent l'un et l'autre par se ranger à

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