‹ Saint Théodore (759-826)Chapitre 27 sur 94 · lamb · texte numérisé non relu

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fermez, ouvrez à propos. Donnez au pauvre selon son besoin, sinon, de bonnes paroles. Ainsi vous obtiendrez la récompense qui vous est préparée*. »

Si l'un ou l'autre des moines commettait quelque infraction à la règle commune, cette règle même lui imposait une pénitence, fixée d'avance et connue de lui, telle que le jeûne au pain et h l'eau, la séparation du reste delacommunauté, et des génuflexions répétées. Il y avait des peines communes à tous, et des peines spéciales à ceux qui remplissaient quelque charge ; celui qui obéissait mal était puni, mais aussi celui qui avait mal commandé. Ainsi le moine qui n'assistait pas au canon était condamné au pain et à l'eau; de même, le chef de chœur, s'il avait négligé d'avertirà tempsdel'heure liturgique, était condamné à cent génuflexions. Celui qui, sans la permission de l'higoumène, hors du cas de maladie, mangeait ailleurs qu'à table, était puni de deux cents génuflexions et de trois jours de jeûne. Mais aussi, le cellerier était puni à son tour, si les aliments étaient gâtés, si la table était trop peu ou trop servie. Enfin, le moine qui n'aurait pas accompli toute la pénitence imposée par l'higoumène était puni, à la fois, par une séparation de huit jours, cent génuflexions par jour et le jeûne au pain et à l'eau.

Mais c'est surtoutpar les instructions ou catéchèses que Théodore adressait, trois fois chaque semaine, à ses moines, qu'il était vraiment le guide spirituel, et, pour ainsi parler, la loi vivante du monastère. Jamais il n'omit de faire ces catéchèses; lorsque l'exil et la persécution le séparaient de ses frères, il ne manquait pas de leur adresser par écrit ses conseils ou ses re-

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