‹ Saint Théodore (759-826)Chapitre 3 sur 94 · II AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS

tuel, mais encore de tout ce qui reste de vaillant | parmi les catholiques de Byzance. Il aime la lutte j pour la vérité et pour le droit, qui est le signe des âmes fortes, et pendant vingt années il dirige la résistance à des lois dont les moines allaient être les premières victimes et qui menaçaient l'existence de l'ordre monastique tout entier et l'Eglise elle-même. Quand presque tous ceux qui devaient élever la voix se résignent et se taisent autour de lui, Théodore fait entendre, sans interruption, sans défaillance, sa parole intrépide pour réclamer la liberté de la foi, | éclairer et réconforter ses moines et tous les catholiques fidèles, revendiquer, contre la théologie impériale, en des termes d'une éloquence magnifique, la primauté du Siège de Rome, « la première entre toutes les Églises de Dieu, la source toujours pure et toujours limpide de l'orthodoxie, l'abri sûr contre toutes les tempêtes de l'hérésie ».

Saint Théodore, « par son intrépidité, rappelle saint Paul, il n'a pas moins combattu, ni moins souffert que le grand Apôtre ». Comme lui, il endura la faim et la soif, le froid et la chaleur, les flagellations et des tortures sans nombre. Il fut chargé de chaînes, jeté en prison; ses chairs meurtries et sanglantes tombèrent par lambeaux de son corps amaigri; il passa dans l'exil quinze ans de sa vie ; aucune souffrance n'épargna ni ne déconcerta ce lutteur courageux : il fut un saint des jours antiques et son premier biographe le proclame, à bon droit, « vrai disciple et imitateur de Jésus-Christ, vase d'élection, gloire du sacerdoce, règle des moines, cœur apostolique, confesseur éminent, martyr de volonté, soleil de l'orthodoxie,

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