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avec vous, des multiples lenlalions du démon. J'avoue toutefois que vous m'y aidez beaucoup, ceux-là surtout qui ont autorité sur leurs pères, et je vous ai tous pour auxiliaires dans le bien; et ce n'est pas de moi seul, mais de vous tous que viennent ces heureux fruits, ou plutôt de Dieu, de qui nous arrive tout succès \ »
Mais l'idéal de la vie monastique est si difficile à réaliser et ses exigences si nombreuses que parfois, au contraire des précédents éloges, riiigoumène doit adresser à ses religieux de longues séries de reproches. On remarquera que lui-même, humblement, ne se sépare point de ceux qui les ont mérités.
« Mes frères et mes pères, il n'est rien de plus heureux que notre vie, rien de plus sublime que notre profession si elle répond vraiment au nom que nous portons. Le moine est un homme qui ne voit plus que Dieu seul, qui ne désire que Dieu seul, ne songe qu'à Dieu, n'a d'autre soin que de servir Dieu, est en paix lui-même avec Dieu et met la paix parmi les autres hommes. Celui qui n'a point ces dispositions, mais se laisse aller à la jalousie, aux querelles, à la discorde, est « un aveugle et marche à tâtons, oubliant qu'il a été purifié de ses anciens péchés » (I Pet. i, 9). Pourquoi je dis cela, vous le savez, vous qui y êtes enclins. Et je ne le dis pas pour vous contrister, mais pour vous prémunir contre les rechutes. Chez nos anciens pères, on n'accueillait pas les propos malveillants, on fermait l'oreille à la médisance, ou l'on savait la changer en bien. Mais aujourd'hui nous prêtons volontiers audience à la calomnie, et nous l'écoutons avec tout Tempresse-