‹ Saint Théodore (759-826)Chapitre 33 sur 94 · I. Cat., Sg · texte numérisé non relu

I. Cat., Sg

admirable lumière >» (I Petr. ii, 9). C'est en effet une lumière admirable, cette profession monastique à laquelle nous avons été appelés, et dans laquelle nous célébrons les lounnges de celui qui recouvre le ciel de toute sa majesté. Ici se trouvent la prudence, la tempérance, la force, la justice; ici les trophées conquis sur TEsprit malin, les victoires remportées dans le Christ ».

A ces paroles triomphantes, semblables à un hymne de victoire, il est aisé de comprendre que cette catéchèse fut prononcée, ou peut-être écrite, au lendemain de luttes sang^lantes où le courage et l'orthodoxie des moines Studites avaient réjoui le cœur de leur intrépide higoumène. « Si nous repassons, dit Théodore, en notre mémoire, la longue et douloureuse série des persécutions de TEglise, quels sont donc ceux qui souffrent persécution ? que Ton flagelle, que Ton met à mort? N'est-ce pas ceux qui sont crucifiés au monde ? Et, pour ne point parler du passé, mais seulement du temps présent et de l'hérésie actuelle, quels sont donc ceux qui ont résisté jusqu'au sang en luttant contre le péché ? N'estce pas nos bienheureux pères et frères, soit de notre communauté, soit d'ailleurs? Voilà, en vérité, conclut Théodore, une conduite, et des combats de moines. » Et il ajoute, avec l'accent de la reconnaissance et de la conviction la plus profonde : « Oui, les moines sont les nerfs et les fondements de l'Eglise*. »

Théodore s'efforçait donc, on le voit, de former des âmes énergiques et résolues, habituées à la discipline et à l'obéissance, sanctifiées par le jeûne et la

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