I. ri/a
on d'en conférer désormais : telle élait la volonté de Tempereur.
Lorsque les envoyés du prince vinrent signifier cette défense à Théodore et réclamer de lui l'engagement écrit de garder le silence, il répondit : « Serait-il juste de vous obéir plutôt qu'à Dieu? je vous le laisse à décider. Mais, pour moi, sachez-le bien, je préférerais avoir la langue coupée, plutôt que de ne pas rendre témoignage à notre foi et ne pas la défendre, de toutes mes forces, par la parole. Comment! vous auriez tout pouvoir de soutenir l'erreur, et nous devrions garder le silence sur la vérité? Cela, nous ne le ferons pas; nous ne tiendrons pas notre langue captive, même une heure, et nous ne frustrerons pas les fidèles du secours de notre parole*. »
Et, de fait, Théodore se préparait et préparait aussi les catholiques à la résistance; il fait venir les uns, il visite les autres, il parle, il écrit, relève les courages, a de fréquentes entrevues avec le patriarche qu'il réconforte dans une grave maladie et dont il soutient la résolution. Un certain nombre de supérieurs de monastères, moins courageux que Théodore, ou moins clairvoyants, avaient signé l'engagement de silence. L'abbé de Stude leur fait connaître, à ce propos, toute sa tristesse. « Ils ont gardé le silence, ce qui est déjà grave, mais, de plus, ils ont donné leur signature s'engageant à ne plus se réunir et à ne plus enseigner : c'est trahir la vérité, c'est nier leur autorité, et pervertir tous ceux qui leur obéissent et tous leurs semblables.
« Les apôtres, quand les Juifs leur firent défense de prêcher au nom du Christ, répondirent : « Jugez vous-