‹ Saint Théodore (759-826)Chapitre 57 sur 94 · I. Ép. II, 12, I iSa · texte numérisé non relu

I. Ép. II, 12, I iSa

sous le ciel. Oui, nous avons aperçu voire lumière spirituelle, nous qui étions environnés des ténèbres et des ombres mortelles d'une bérésie perverse. Mais nous avons dissipé le nuage de notre tristesse, nous avons ouvert notre cœur aux espémnces radieuses, en apprenant, de nos frères envoyés vers vous, toutes les grandes cboses dites et faites par votre sainte primauté. Vous n'avez pas admis en votre présence sacrée les députés béréliques, mais vous les avez renvoyés quand ils étaient encore loin; au contraire vous avez compati à nos malbeurs comme aux malbeurs de vos propres brebis, aussitôt nos lettres lues et nos envoyés entendus. Et, en vérité, nous, bumbles moines, nous reconnaissons comme successeur évident du prince des Apôtres Tévêque qui préside à l'Eglise de Rome, et nous sommes certains que Dieu n'a pas abandonné l'Eglise de notre pays, puisque la Providence divine lui a réservé, dés le commencement, dans les conjonctures présentes, son assistance qu'elle lui donne par vous, et par vous seul. Car vous êtes vraiment la source toujours pure dès le principe et toujours limpide de l'ortbodoxie. Vous êtes le port tranquille où l'Eglise entière trouve un abri certain contre toutes les tempêtes de l'bérésie. Vous êtes la citadelle choisie par Dieu pour être le refuo^e assuré du salut*. »

A la suite des lettres de Théodore, le pape Pascal fit tout ce que permettait alors la situation, il envoya une ambassade à l'empereur; mais si les avis et les légats du pontife ne purent rien sur le souverain, ils contribuèrent du moins à consoler et à forliller les catholiques persécutés : l'higoumèue de Stude ne

Page 1