‹ Saint Théodore (759-826)Chapitre 58 sur 94 · Ëp. II, i3, iiâ · texte numérisé non relu

Ëp. II, i3, iiâ

peut en contenir sa joie, et sa reconnaissance dchorde clans nombre de lettres <t de catéchèses : « Bvzance a seconé le 'ouo- de TRvan^lle; comme une génisse piquée par rai<j[uillon, elle secoue les rênes; elle s'agite (iirieusemenl à la façon des Cor\ hautes; elle s'enivre de si\ns comme une lionne: comme l'aspic, elle ferme ses oreilles; elle ref];^imhe contre le hlàme. Une voix s'est fait entendre à elle pour l'avertir, pareille à une voix du ciel, voix du trône suprême de Rome : « Qu'as-tu fait? tu as nié le Christ en proscrivant son imag-e, celle de la Mère de Dieu et de tous les saints. Ouvre ton oreille à l'obéissance, écoute les paroles de l'évangile, de l'apôtre, du prophète, du père. » Mais Ryzance n'a pas écouté, n'a pas reçu ces paroles; elle a dressé sa tête contre le Dieu tout-puissant, en outrao^eant le Christ, en foulant aux pieds les choses saintes*. » Et ailleurs il dit explicitement : « Combien l'acte de l'OccidenJ apostolique fut profitable, est-il besoin de le dire? il a fortifié au plus haut point les esprits de ceux qui combattent; pouvait-il arriver rien de plus salutaire?* Non, le Seigneur n'a pas abandonné à jamais son Eglise; mais il a montré qu'elle avait encore sa force, en excitant nos frères d'Occident à rejetrr l'extravâgante ivresse de ceux d'ici et à éclairer ceux qui combattent dans la nuit de l'hérésie. Mais ces âmes enduicies n'ont pas voulu ouvrir les yeux de leur cœur. Et, j'en atteste Dieu et les hommes, ils se sont eux-mêmes séparés du corps de Jésus-Christ, et du siège du coryphée des pasteurs, auquel le Christ a remis les clefs de la foi, contre laquelle n'ont jamais prévalu

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