‹ Saint Théodore (759-826)Chapitre 59 sur 94 · Ep. II, 6a · texte numérisé non relu

Ep. II, 6a

a. Ép. II, lai, 1397.

et ne prévaudront jamais les portes de l'enfer, c'està-dire les lanfi^ues des hérétiques, selon la promesse de Celui qui ne ment pns. Qu'il se réjouisse donc le très saint et apostolique Pascal, digne de son nom; car il a bien accompli Tceuvre de Pierre. Que le chœur des fidèles tressaille de joie, parce qu il a vu de ses yeux un evêque pareil à nos saints Pères d'autrefois. Quant au reste, qu'il en soit ce que Dieu voudra. Que le sang des martyrs arrose 1 Eglise ; que le chœur des confesseurs s'agrandisse, s'il plaît à Dieu : c'est notre joie, notre bonheur; notre tristesse n'est que pour ceux qui se perdent*. »

La perte des âmes, et surtout de celles qui s'étaient confiées à sa direction, telle est, en effet, la seule crainte que la persécution ait jamais inspirée à Théodore. Aussi, pour maintenir dans la régularité et la ferveur ses moines dispersés, il multiplie, et parfois au péril des plus cruelles flagellations, les conseils épistolaires, les instructions dogmatiques; il exhorte, il console, il réprimande; s'il n'est plus au milieu de ses disciples par sa présence corporelle, il ne les quitte point de la pensée, et les instructions qu'il ne peut plus leur donner de vive voix au monastère, il les écrit et, autant que les circonstances le permettent, les envoie à ses frères dispersés, pour leur servir de guide en ces périlleuses conjonctures, et leur rappeler les obligations que leur impose toujours leur vocation religieuse.

Tousles moines, est-il besoin de le dire, ne demeurèrent pas également dociles aux sages avis de leur supérieur; il y eut des défaillances douloureuses : Théodore en informe loyalement les moines fidèles,

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