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oler vers chacunede vos retraites, m'yarrêter, vous . isitertous, vous adresserles parolesqui conviennent ; et non seulement h vous, mais encore à ceux « qui sont allés dans la voie de Caïn etl'erreurdeBalaam ». (Jud. II.)
« C'estpourquoi je vous exhorte à prierpour ceuxlà, mais aussi à [)rendre g^arde vous-mêmes de ne rien relâcher de vos efforts ascétiques, car c'est par le relâchement dans les petites choses et par la mollesse que l'âme est entraînée à sa perte. Aussi, ceux qui ^ ivent maintenant solitaires, je les plains, et je les leure, car ils sont une proie offerte bientôt au démon. Et en effet, si le loup peut ravir une brebis de la bergerie même, combien il trouvera plus facilement à égorger celle qui vagabonde loin du troupeau ? Ne savez- vous pas quelle est la fureur du démon contre nous ? Il harcèle tous les hommes, mais davantage les pauvres moines. Il se réjouit de la perle de beaucoup de chrétiens, mais pas tant que de la perte d'un seul moine. Mais ceux qui demeurent fidèles à leurs réelles ordinaires et aux exio^ences de la vertu, sont invincibles pour le démon et passent au-dessus de toutes ses embûches\ »
Lorsque, malgré tous les conseils de saint Théodore, il arrivait à l'un de ses moines de tomber, vite l'abbés'empressait de luiécrire ; sans faiblesse comme sans dureté, il montrait au coupable la grandeur de sa faute ; et ses paroles, si elles étaient sévères pour le péché, apparaissent, à l'endroit du pécheur, remplies de la plus touchante onction, de charité et de douceur vraiment paternelles. «Hélas! écrit-il à l'un de ces moines, dès la première ligne de ma lettre je
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mêle mes larmes à mon encre à cause de ce que j'ai appris sur vous, ô mon frère. On me dit que vous avez rejeté le saint habit monastique, que vous vivez parmi les laïques, et que vous avez pris femme. Oli! la triste nouvelle! Oli ! quel malheur pour moi! Votre péché, ô mon fils, est mon péché, car un père participe aux fautes de son enfant. Où est la lumière de votre esprit? où les ailes de votre espérance ? votre Dieu? le bouclier de votre foi? Qu'avez-vous fait de votre vœu prononcé au saint autel? de vos promesses en présence de Dieu et des anges ? Où est la divine réception du corps etdu sang de Jésus-Christ? ouest, malheureux que je suis, où est mon fils qui faisait chaque jour de plus grands progrès dans la vertu, qui apparaissait si utile à tous ses frères, enfant de Dieu, citoyen du ciel, vase d'élection? Comment a-t-il regardé en arrière ? Comment est-il devenu la proie du démon, la victime esclave de ses volontés? qui ne gémiraitdu fond de son cœur ? Qui ne prendrait en pitié ce pauvre moine ainsi trompé? Oh! revenez donc, revenez, ô mon fils; je vous en conjure, écoulez-moi, revenez vite à nous, pauvres pécheurs. Je donne mon âme pour volreame, je me fais garantde votre salut; je vous guérirai par mes remèdes adoucissants, et, avec la grâce de Dieu, moi infortuné je vous aimerai encore plus qu'autrefois*. »
Est-il rien de plus touchant que cette miséricordieuse compassion de notre saint pour les pauvres âmes tombées ? Il se souvient qu'elles étaient confiées à sa garde, il ne les pousse pas au désespoir, il a toujours souci de leur salut; sa plus grande joie est de briser les liens de mort qui les retiennent et de