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tetrouver les brebis qu'il avait perdues. Bon nombre d'entre elles rentrèrent au bercail ; Léonce lui-même, ivant la fin du règ^ne de Léon, revint à Tortliodoxie et Théodore put célébrer cette conversion comme un très grand prodi<^e et louer Dieu d'avoir ainsi trans-
ormé l'ennemi du Christ V
Si dansce troupeau confié aux soins de Théodore, mais séparédeson chef par une longue et implacable persécution, on rencontre des défections, il s'y trouve aussi des pénitences réparatrices. Le supérieur ne les i tenues secrètes ni les unes ni les autres. Il avait
oind'en informer ceux qu'il pouvait de ses moines, Sin de recommander h leurs prières leurs frères coupables ou repentants. Mais les confesseurs de la foi, dont il nous a laissé les noms, se trouvèrent en bien plus grand nombre et saint Théodore put se glorifier d'avoir vu, autour de lui, parmi ses disciples, toute une « nuée de martyrs » du culte des saintes imagées. La première victime Studiie de la persécution iconoclaste fut le moine Thaddée. On avait voulu le contraindrede fouler auxpieds les images, etsur son refus il avait été cruellement flagellé de cent trente coups de fouet, traîné à travers les places publiques et laissé pour mort, il avait survécu trois jours encore à ce supplice. En apprenant cette mort si belle, Théodore ne sait comment en exprimer sa joie, et son cœur se répand en effusions magnifiques de reconnaissance et de bonheur : « Il est mort pour le Christ, le petit agneau du Christ, sous les coups de la flagellation, Thaddée mon fils, mes entrailles, enfant d'obéissance, modèle de piété! O joie immense, ô incroyable allégresse, non seulement pour moi
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lîfi SAINT THÉODORE.
humble moine, mais pour les anges et les liommes. « Que vos œuvres sont magnifiques, ô Seigneur » (Ps. XCI, 6), car, maintenant encore, c'est dans celte humble génération que vous avez choisi le martyr incorruptible de la vérité, et non parmi les sages et les nobles de ce monde. Où donc êtes-vous parti, ô mon bienheureux fils ? élevé si tôt au nombre des martyrs ? Oh ! quel sort heureux ! quelle générosité ! quelle prudence admirable ! En un seul jour vous I avez mérité des siècles sans limites ; par ces tourments et ces épreuves vous avez obtenu le bonheur ineffable ; pour vos cent trente coups vous avez reçu de la sainte Trinité la parfaite récompense avec les maîtres. Je vous en prie, ô saint de Dieu, ô Thaddée, intercédez pour moi, votre indigne serviteur, car je n'ose plus vous appeler mon fils*. »
Une autre fois en apprenant les souffrances et la mort du moine Jacques, Théodore écrit : « Ce n'est pas sans douleur que nous avons appris la sainte mort de Jacques, le confesseur du Christ, et notre frère très aimé, mais ce n'est pas non plus sans joie. Douleur d'abord, car n'élait-il pas mon fils, et un fils tel que, moi, h cause de mes péchés, je ne mériterais pas d'être appelé le sien. Joie aussi, à cause de notre monastère de qui ce saint devait être l'honneur, mais encore à cause de toute TEglise de Dieu. N'eslil pas, en effet, un confesseur, un martyr, un saint? Oh ! quel cœur généreux et cher h Dieu ! Il entra dans le stade, comme un athlète du Christ, sans crainte, sans frayeur; lesministresdes ténèbresluidéchirèrent, à coup de fouet, le dos, la poitrine, les bras, versèrent sou sang, taillèrent ses chairs, puis laissèrent le saint