I . Ca/., 36, i3o
■2. Ép. II, 75, i3ia.
l'iO SAINT THÉODORE.
reur Michel, une lettre dans laquelle, après avoir offert un juste tribut de reconnaissance au prince qui avait décrété Télargissement des prisonniers et la liberté des exilés, il le suppliait de permettre le libre culte des images et de renouer l'union avec le Siège de Rome. « L'Eglise catholique, disait-il, depuis les temps de la prédication apostolique, comme l'attestent et les peintures et les monuments écrits, porte et vénère dans les temples et sur les vases et vêtements sacrés la sainte image du Christ, de la Mère | de Dieu, des anges et des saints. El cependant notre Eglise s'est naguère séparée des quatre patriarches, et, sans raison, a violé la loi chrétienne. Mais voici le temps favorable, 6 empereur, ami du Christ, voici les jours du salut; voici le moment de se réconcilier avec le Christ, sous les auspices et par l'entremise de votre autorité amie de la paix; le moment de nous unir h l'Eglise de Rome, coryphée de toutes les Eglises de Dieu et par elle aux trois patriarches; le moment de glorifier d'une voix unanime Dieu le Père avec le Fils et TEsprit-Saint, et de célébrer votre très pieuse et très désirée royauté*. »
En même temps qu'il écrit à l'empereur, Théodore n'oublie pas de faire agir sur lui par des personnages influents : « Luttez encore, dit-il à l'un des secrétaires de l'empereur, Dieu le veut. Faites entendre les paroles salutaires aux vénérées oreilles de notre pieux empereur. Qu'il soit un nouveau David, et méprise les actes de Léon le maudit'. » A un autre, le magister Stéphanos : « Le chœur des persécutés vous implore, la parole de vérité vous invoque,