‹ Saint Théodore (759-826)Chapitre 68 sur 94 · Ëp. Il, 74, i3o9^ 3. Ep, II, 75, l3l · texte numérisé non relu

Ëp. Il, 74, i3o9^ 3. Ep, II, 75, l3l

LA MORT EN EXU.. l^tl

w vous iiimez la piété et les moines, et vous chérissez la vérité et la francliise du langage. Tendez la main à notre Eglise gisnnt à terre; autant que vous le pouvez, dites du bien aux oreilles de notre pieux empereur. Luttez pour le Christ, pour la Mère de Dieu, pour tous les saints. Faites-le, ô Seigneur très aimé, je vous en conjure, moi, misérable moine. Et d'ailleurs, en songeant h notre bien, à nousmêmes, nous songeons au bien de TEtat, car nous sommes malades ensemble*. » Au grand logothète Démocharis qui s'efforçait de mettre fin aux agissements de l'impiété dans Byzance, il écrit encore : « N'abandonnez point, ô seigneur, le bon combat, mais ajoutez h votre haute dignité l'honneur égal d'y avoir été appelé par Dieu dans ces temps pénibles. Par là, vous obtiendrez près de Dieu une plus grande gloire et aussi près de notre empereur qui a commencé à montrer des sentiments de piété^. »

En attendant que les espérances fondées sur la piété impériale et sur les hautes influences des personnages de sa cour fussent ou réalisées ou bien évanouies, Théodore demeurait à Crescentios, visité par ses moines qui arrivaient de tous côtés, et les visitant en toute liberté. Quant à l'avenir, Dieu le conduirait, et selon que le pouvoir impérial l'aurait décidé, Théodore se déclarait prêt ou à demeurer là, ou à retourner ailleurs. Au reste, malgré l'incertitude qui le tourmente, l'higoumène éprouve les joies les plus profondes, celles qui furent accordées au père de l'enfant prodigue. « Nos frères, qui nous avaient été arrachés méchamment de cent façons,

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