‹ Saint Théodore (759-826)Chapitre 69 sur 94 · I. Ép. II, 76, i3i · texte numérisé non relu

I. Ép. II, 76, i3i

■2. Ép. II, 82, i324'

Dieu, dans son infinie bonté, a daigné les réunir à * nous avec les paroles (ju'il (allait. Et nous avons ressenti, nous indignes, la joie la plus grande : car nous ji avons vu, de nos yeux, ce que nous n'espérions pas, ;, et nos membres violemment arrachés se sont cica- ;|j trisés, et nous célébrons une fête du Seigneur au retour de cliacun d'eux, et nous rendons jjràces à Dieu, et nous remercions ceux qui ont le pouvoir, car, même si aucun autre bonheur ne suit, c'est déjà pour nous un grand bonheur; et de plus, nous n'aurions pas eu cette joie si nous n'avions pas pu sortir de prison et séjourner en cet endroit*. » Aucun autre bonheur ne devait suivre.

L'empeieur, en efîet, imagina de tenir une assemblée, où les iconoclastes et les catholiques délibéreraient en commun sur la question des images. Au nom des orthodoxes, Théodore déclara qu'il leur était impossible de discuter avec des hérétiques sur des points de foi déjà définis par l'Eglise et sollicita une audience du prince : il la demandait par cette lettre où la louange est mêlée au refus le plus net et aux plus sages conseils. « Notre première parole, ditil, doit être celle de la louange et de la reconnaissance pour votie personne souveraine envoyée de Dieu, car nous avons été rappelés, nous qui étions bannis, nous avons éprouvé la miséricorde, nous qui étions accablés de misères, nons avons repris des forces, nous qui tombions en défaillance ; aprèsl'hiver, le printemps; après la tempête, la sérénité; après la tristesse, la joie, et nous avons vu des choses nouvelles et incroyables. Car tel est votre juste pouvoir ; bienfaisant, désiré, apportant la joie, pacifique, ami

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