Laud. funeb, f
venait en aide à leur raison naissante. Chaque soir, quand ils reposaient dans leur lit, elle allait faire sur leur front le signe de la croix, et, chaque matin, après leur réveil, elle les excitait h la prière, les accoutumant ainsi à honorer Dieu fidèlement. Elle les habituait encore à voir dans les pauvres et les malades l'image de Jésus-Christ. Sa maison était hospitalière aux orphelins et aux veuves, aux vieillards, aux infirmes, qu'ils fussent de la ville ou du dehors, aux victimes du mal sacré, que sa main bienfaisante se plaisait à soulager. Charité rare : elle recevait souvent à sa propre table, surtout aux jours de fête, le Christ en la personne d'un mendiant. Elle apprenait à sesenfanl> à exercer l'hospitalité, et fit un devoir à sa petite Clic de panser de ses mains les ulcères des lépreux *.
Théodore, dont la piété filiale se complaît h nous instruire de toutes ces vertus de sa mère, avait donc en elle la plus excellente règle et maîtresse de vie chrétienne; il se laissa docilement modeler par k ^ mains maternelles, et montra dans tous les progrès de son âge une sagesse résolue et une sainteté prompte àraction,oùapparaissaitencore l'énergique empreinte de la forte et virile éducation de son enfance. Ses parents ne dirigèrent point seulement l'éveil de sou cœur et la formation de son caractère, ils mirent le plus grand soin à ouvrir et façonner son intelligence par les études.
Dès qu'il eut accompU sa septième année, Théodore reçut les leçons d'un maître choisi par eux avec la plus sérieuse attention, il apprit de lui les premiei > éléments des lettres et des sciences. Ce maître était son plus habituel compagnon. L'enfant nesecomplai-