I. lamb
« C'est le Christ qui est représenté par celle peinture, dans la forme humaine où il nous apparut, lui qui est Dieu par nature. Celui qui ne veut point le \ voir sous cette forme avoue donc que son corps n'est qu'un fantôme*. » Sous une image de la Vierge il écrit : « En vous voyant dans cette image, ô Mère de Dieu, je m'avance pour vous vénérer avec crainte et amour, car la grâce est si grande en vous, qu'à votre ombre même jaillissent les miracles^. » Pour une image de saint Jean-Baptiste, protecteur du monastère de Slude : « Je suis l'image du vénéré Précur- j seur. Tous ceux qui me vénèrent avec amour et m'honorent comme lui-même, préservez-les de toute contagion hérétique^. »
On sait que Thigoumène de Stude avait rédigé en vers ïambiques les conseils destinés à chacun des nombreux dignitaires ou fonctionnaires de son immense couvent, depuis le supérieur jusqu'aux cuisiniers et aux cordonniers.
Au moine chargé du soin des malades il avait écrit les vers suivants : « C'est une œuvre divine de compatir aux souffrances des malades. Vous qui avez cette fonction, ô mon cher fils, efforcez-vous d'accomplir votre tâche avec ardeur, avec bonté ; dès l'aurore, bien vite, allez voir vos malades, réconfortezles d'abord par vos paroles, puis apportez à chacun les mets qui lui conviennent. C'est votre rôle, en négligez pas votre prochain, Si vous êtes bon serviteur, votre récompense sera grande : lumière éternelle, sort bienheureux dans les cieux*. »