I. Ep. II, 36, laao
le serviteur du centurion à la place de la présence corporelle du Sauveur, l'image corporelle du saint martyr le fait aussi à la place de sa personne. Le Verbe divin était présent par sa parole, et accomplissait invisiblement par sa divinité la guérison merveilleuse ; ici, c'est le martyr lui-même, présent spirituellement dans son image, qui servit de parrain à votre enfant. Au reste, continue Théodore qui se rend bien compte de ce qu'un tel acte a d'insolite, au reste, c'est là une doctrine intelligible seulement à la piété ; elle est inaccessible aux oreilles profanes, aux amcs incrédules, et surtout aux ennemis des images. Mais pour les croyants, est-il rien que Dieu nepuisse leur accorder? et comment ne pas voir dans l'image celui dont elle porte le nom, comment ne pas croire à la présence de celui qu'elle représente? L'honneur qu'on rend à l'image, dit Basile le grand, remonte à sonprototvpe. « Vous clés heureux, en vérité, ô homme pieux, [l'avoir choisi, trois fois plus heureux est votre fils l'avoir reçu un tel parrain, qui jouit d'une si grande gloire et d'une si grande puissance. Oh! que je voudrais voir votre fils, ce cher petit Démétrius, l'embrasser comme le fils spirituel du grand martyr dont la pris le nom, vous adresser les paroles qui convienlent, et faire connaître partout votre pieuse conduite. Car il ne faut pas taire les belles actions, mais les proposer à tous comme d'éclatants témoignages d'une loi sincère et agissante *. >' Peut-être Théodore voit-il surtout dans l'action de cet officier une généreuse nanifeslation de sa foi aux images, d'autant plus hgne d'être donnée en exemple que le courage religieux était rare parmi les fonctionnaires au service