Ép. II, 33, i2o
Liez aux quarante martyrs, vous imitez les bienheureux couronnés clans la lutte. Que vous êtes heureuses, vous surpassant l'une l'autre par l'ardeur de votre zèle, vous excitant toutes pareillement à la confession de votre foi. Spectacle bien digne de la troupe angélique et de l'assemblée des martyrs, spectacle cher à Dieu pour lequel vous avez souffert. Venez donc, filles de la Jérusalem céleste, rameaux de la véritable vigne, disciples sincères du verbe : réjouissons-nous en Dieu ; rendons grâces au Christ qui vous donna la force de supporter courageusement les épreuves passées; et préparons-nous aux épreuves à venir \ »
Etre toujours prêt, tel est le mot d'ordre de Théodore à ses moines, h tous ceux qui le consultent; il faut être brave dans le péril et la soufFrancCf mais ne point les rechercher de soi-même : ce serait une témérité et présomption, que le sage higoumène condamne. A l'un de ses disciples qui s'était caché de la persécution avec neuf autres de ses frères, Théodore écrivait : « Courage, mon fils bien-aimé, soyez vaillant, guidez vos frères, donnez-leur du cœur, faites leur connaître la vérité, préparez-les à rendre témoignage. Car les circonstances l'exigent. Cepen- [lant, vous avez bien fait de vous cacher dans cette retraite. Car s'offrir soi-même à l'épreuve, c'est, pour ainsi dire, se proposer et se livrer aux bourreaux. Si quelques saints l'ont fait autrefois, c'était ine nécessité du temps; en ce moment, se jeter dans e danger, ce serait une faute*. »
Il serait aisé de citer encore : mais ces quelques