‹ Saint Thomas d'AquinChapitre 27 sur 96 · COUVENT DE SAINT-JACQUES. LE PROFESSEUR · texte numérisé non relu

COUVENT DE SAINT-JACQUES. LE PROFESSEUR

Ista sapientia qiiam sine ficlione didici et sine invidia communico.

Sap. VII, i3.

Cette sagesse que j"ai apprise sans détour, je la communique sans jalousie.

|0S deux voyageurs se mirent en route, se conformant aux usages des pauvres, ou, disons mieux, aux coutumes inaugurées par saint Dominique lui-même et ses premiers disciples. Le bâton à la main, les épaules chargées du Bréviaire et de la Bible, — saint Thomas y ajoutait le livre des Sentences, — ils marchaient depuis l'aube jusqu'au milieu du jour. S'arrêtant alors au bord de quelque fontaine, ils mangeaient le pain qu'ils venaient de quêter. Le soir, ils allaient demander un gîte en quelque monastère, ou frappaient à la porte de quelque personne charitable, laissant, en échange de l'hospitalité dont ils étaient l'objet, des paroles de bénédiction, parfois même des grâces de salut ou de réconciliation avec Dieu.

Au bout de quelques semaines, Albert et son jeune compagnon arrivèrent à Paris, et se dirigèrent vers le couvent de Saint-Jacques, situé au sommet de

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