‹ Saint Thomas d'AquinChapitre 55 sur 96 · LAS A T AS AL · texte numérisé non relu

LAS A T AS AL

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M I N I M O D X U R U XM I H I R E F U

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Crux Mihi Certa Salus — Crux Est Quam Semper adoro Crux Domini Meclm — Crux Mihi Reflgilm

Indulgence de 3oo jours accordée far S. S. Pie IX à quiconque récitera CCS oraisons jaculatoires {2 T janvier I S J4)

DÉVOTION ENVERS LA SAINTE VIERGE. l75

diane, on trouve : Crux mihi certa sahis^ et en descendant : Crux est qiiam semper adoro. Puis en allant du centre vers la gauche, en suivant la médiane horizontale, on a : Crux Domini mecum\ enfin, à droite : Crux mihi refugium.

L'Eglise catholique ne sépare pas la bienheureuse Viergede son divin Fils ; et quiconque, Thistoire à la main, parcourt les saintes Vies àts serviteurs de Dieu, remarque chez tous une dévotion spéciale à la Mère de Jésus.

Dire qu'en saint Thomas le culte de Marie a prévenu la raison, ce n'est assurément pas une hyperbole. Nous l'avons vu, sur les genoux de sa nourrice, serrer dans sa main et mettre dans sa bouche une feuille de papier portant ces mots: Ave Maria. Plus tard, cette même main écrira un savant Opuscule sur la Salutation angélique, et cette même bouche publiera élo-]uemmentlesgrandeursdeT^i'eA/<77-/^. Tout un carême, on l'entendra prêcher à Naples sur ces seules paroles : Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.

Les élèves de nos collèges chrétiens, qui ont adopté l'usage de mettre des initiales pieuses e:i tête de leurs devoirs scolaires, sedoutent-ils qu'ils onr pour devancier dans cette louable pratique le grand Docteur de rEglise,Thomasd'Aquin ? Les précieuses pages d'un manuscrit autographe récemment découvert portent en marge, et de la même écriture que le texte, ces mots souvent répétés : Ave Maria, ave Maria !

lyb LIVRE II. — VERTUS DE SAINT THOMAS.

L'Eglise, interprèteinfaillibledes Livres saints, applique à la Mère de Dieu ces paroles dites de la Sagesse incréée ; Pour moi, f aime ceux qui m' aiment... Ceux qui me font connaître auront la vie éternelle. Saint Thomas en fit la douce expérience. Marie se montra sa Mère dès le berceau; elle inclina les affections de son cœur vers cet Ordre nouveau qu'elle-même appelait Mon Ordre, et auquel, en la personne du saint Fondateur, elle confiait la plus belle des dévotions établies en son honneur : le Rosaire. Marie fut pour saint Thomas l'étoile qui éclaira le frêle esquif de son innocence dans la noire tempête si capable de l'engloutir. Enfin, cette science tenant du miracle, qui osera dire que notre Docteur ne la dut pas à l'intervention de Celle qui est justement appelée le Siège de la Sagesse ?

Saint \^incent Ferrier et saint Antonin nous apprennent que la bienheureuse Vierge honorait Thomas de ses visites. En ces circonstances, le grand Docteur, tel qu'un enfant qui questionne sa mère, interrogeait la Reine des anges, et lui demandait l'explication des difficultés qui l'avaient arrêté dans Tétude des saintes Ecritures. Alors Marie, avec un doux sourire, s'adressait à Jésus, qu'elle tenait dans ses bras, et le priait de donner l'explication attendue.

Frère Réginald affirme, surl'aveu quelui fit le Saint lui-même, peu de jours avant sa mort, que cette glorieuse Reine lui était apparue, et lui avait donné pleine sécurité sur sa vie, sur sa doctrine et sa persévérance finale. L'historien qui rapporte ce fait poursuit ainsi : « C^tie Mère pieuse, la plus généreuse des femmes, ne se mêle pas seulement aux rangs des

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