LA. FAMILLE D AQUIN
Frédéric II, leur parent. Mais, obéissant bientôt à la voix de leur conscience, ils abandonnèrent le parti de ce prince, devenu traître à TEglise. Cet acte de courageuse indépendance leur attira la plus cruelle persécution. Conrad, fils de Frédéric II, héritier de sa malice en même temps que de sa couronne, conçut contre eux une telle fureur qu'il mit à feu et à sang la ville d'Aquin, rasa le château de Rocca-Secca, bannit à perpétuité Landolphe, Paîné, et lit périr le second, Ravnald, dans les horreurs d'un cachot.
Malgré cette persécution et bien d'autres vicissitudes dans les âges suivants, la maison d'Aquin conserva durant cinq siècles Téclat de son antique noblesse, grâce à d'illustres unions. Les deux derniers descendants directs furent un Dominicain et un Évêque, qui laissèrent à la maison du prince de Castiglione leurs titres et leurs biens. Mais, dit Mgr Salzano, cette branche finit en 1799, dans la personne deVincente d'Aquin, épouse du duc Monfort-Laurito.
Maintenant que la famille d'Aquin nous est connue, étudions la vie de celui qui en a immortalisé le nom.
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