‹ Saint Thomas d'Aquin, patron des écoles catholiquesChapitre 58 sur 85 · DÉVOTION ENVERS LES SAINTS I9I · texte numérisé non relu

DÉVOTION ENVERS LES SAINTS I9I

la doctrine, mais un ancêtre religieux auquel les Prêcheurs sont redevables de la règle qui est la base de leur législation. Aussi, en témoignage de sa piété, composa-t-il, d'après le texte même du saint docteur, un office propre, encore en usage dans l'ordre des Frères Prêcheurs.

Enfin, un troisième culte de famille avait place dans le cœur de Thomas d'Aquin. Vers 1254, il lui avait été donné de vénérer, à Milan, dans l'église de Saint-Eustorge, la tombe du martyr Pierre de Vérone, son Frère en Religion. Les Milanais érigeaient en ce moment un somptueux mausolée à leur nouveau protecteur céleste. Saint Thomas apporta à cette œuvre l'appoint de son génie. Il composa l'épitaphe en beaux vers hexamètres, mais avec une concision de langage qui déconcerte le traducteur. Nous avons essayé néanmoins d'en donner le sens.

Héraut, flambeau du Christ, soldat plein de vaillance, Dans l'ombre enseveli, couché dans le silence, Pierre est là.. Martyr de sa foi !

Un jour, il est tombé sous le glaive hérétique, Le docteur bien- aimé, l'apôtre sympathique, Sage interprèle de la Loi.

Au séjour bienheureux la gloire l'environne ; L'Eglise avec amour ici-bas le couronne, En proclamant sa sainteté.

Des miracles sans nombre illustrent sa mémoire, Par lui la foi du Christ remporte la victoire, Au sein de la noble cité.

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