Materials^ t. vu, page i, ep. « Cum nuntios tuos
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que dans celle d'autrui. Ne voulant pas d'ailleurs casser d'autorité votre jugement. Nous vous avisons et conseillons, frère bien-aimé, de suspendre vousmême l'effet de cette condamnation pour adoucir le déplaisir du Roi, jusqu'à ce que par nos envoyés vous sachiez s'il est disposé à se réconcilier et à vous rappeler comme il l'a promis. Il convient que vous attendiez et que vous fassiez preuve de longanimité à l'égard du Roi d'ici deux ou trois mois, ainsi que Nous le faisons Nous-mêmes, afin de ne lui pas laisser d'excuse. Si vous ne jugiez pas à propos de tenir compte de notre requête, et si ensuite les affaires ne tournaient pas selon votre désir et votre attente, ce qu'à Dieu ne plaise, vous devriez ne vous en prendre qu'à vous-même, et non point à Nous. Mais si au contraire, suivant nos conseils, vous suspendez l'effet de la sentence, et si le Roi persiste dans son obstination, alors, et même avant le départ de nos députés, vous aurez toute liberté pour rendre sans hésiter leur plein effet aux condamnations déjà portées, sans avoir à craindre d'encourir notre déplaisir; bien plutôt pourrez-vous compter sur Nous pour vous soutenir et vous assister en toutes manières. >
Sans parler du blâme formel articulé ainsi par le Saint-Père, Thomas ne pouvait manquer d'être douloureusement affecté par cette pensée que l'action de la justice devrait être considérée comme suspendue, aussi longtemps qu'il plairait au Roi d'avoir à Rome des agents à ses gages, occupés à négocier d'une manière plus ou moins illusoire. Pour cette fois le Pape ne parlait que d'un délai de deux ou trois mois ; il fallait patienter, sans grand espoir, il est vrai, de dissiper jamais les malentendus inexplicables dont n'avaient pu avoir raison les faits les plus