Materials, t. v, page
2. Le Denier de Saint-Pierre fut l'occasion d'un épisode qui dévoila au Pape la mauvaise foi de Tévêque de Londres. Celui-ci, après des tergiversations sans fin, toujours colorées de prétextes plus ou moins plausibles, s'était décidé à remettre les sommes recueillies à Tabbé de Saint- Bertin, chargé par le Souverain Pontife de les recevoir. Seulement il y manquait, disait Gilbert, le tribut de Févêché d'Exeter ; Tévêque de ce siège, assurait-on, ayant fourni une contribution moindre que le chiffre auquel les documents officiels fixaient la sienne, avait repris tout ce qu'il avait apporté plutôt que de se rendre aux réclamations de Gilbert Foliot [Materials, t. v, page 210). Le malheur voulut que Tévèque d'Exeter écrivit de son côté au Pape, en lui racontant l'incident, mais en protestant qu'il avait des premiers offert la somme dont il était comptable d'après les archives de Cantorbéry, auxquelles l'évêque de Londres faisait appel. « Unde miramur quod eum (censum) non habuimus », écrivit alors Alexandre III dans une lettre sévère à Gilbert P"oliot.
l6 SAINT THOMAS DE CANTORBÉRY
de Salisbury. Sur un désir, ou pour mieux dire sur l'ordre du Roi, il conterait la dignité de doyen du chapitre cathédral à ce même Jean d'Oxford, clerc de la chapelle royale, que nous connaissons assez. En agissant ainsi, le prélat faisait litière des droits de plusieurs chanoines enveloppés dans la disgrâce de Thomas, et jetés avec lui en exil. Le Pape et l'Archevêque avaient défendu toute élection dans ces conditions irrégulières ; mais l'évêque et les chanoines de Salisbur}' passaient outre à la défense pour complaire au Roi.
Quant aux bénéfices dont Henri avait dépouillé les clercs de Cantorbéry pour les conférer à ses créatures, contre tout droit et toute justice, il va sans dire qu'aucune restitution ni réparation ne fut accomplie. L'Archevêque-légat dut donc examiner quels devoirs lui imposait une situation si douloureuse.