‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 137 sur 372 · I. Herbert, page · texte numérisé non relu

I. Herbert, page

revendications, La pièce fut composée séance tenante et approuvée par les trois commissaires. En voici les termes :

« Selon le conseil et les instructions du seigneur « Pape, nous demandons au Roi notre maître, pour « l'amour de Dieu et du Souverain Pontife, pour « l'honneur de la sainte Église, pour le salut du Roi « lui-même et de ses héritiers, de nous recevoir en « grâce, de nous accorder paix et pleine sécurité de « sa part et de la part des siens, sans mal engin, à « nous comme à tous ceux qui sont sortis du royaume « avec nous et à cause de nous. Qu'il veuille nous « rendre l'Eglise de Cantorbéry sans plus de restric- « tions ni d'entraves que nous n'en avons trouvé dans « les meilleurs jours, après notre accession à ce « siège ; ensemble toutes nos anciennes tenues et « possessions, pour les conserver en telle liberté, « en telle paix et en tel honneur que nous les avons « possédées après notre élévation à l'Archevêché. Et « nous faisons pour nos compagnons pareille demande. « Veuille le Roi nous remettre de même toutes égli- « ses ou prébendes relevant de l'Archevêché, qui « ont vaqué depuis notre départ, pour en disposer « selon que nous le jugerons utile, comme de biens « à nous appartenant. De notre côté nous nous con- « duirons envers le Roi comme un archevêque le « doit faire envers son seigneur et prince, sauf l'hon- « neur de Dieu et les droits de notre ordre. »

Des instructions verbales complétaient cet exposé, ainsi qu'il était d'usage constant. Le primat faisait demander au Roi le baiser de paix comme sceau de la pacification; et quant à la question des biens meubles, il confiait aux trois intermédiaires le soin des intérêts de l'Église. Une restitution complète n'était

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