‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 187 sur 372 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

« qu'il ne m'a pas été loisible de songer à vous. »

L'entretien se poursuivit, puis tous partirent pour aller trouver le comte de Blois au lieu du rendezvous. Thomas, nous dit Herbert, fut assez heureux pour concilier les intérêts des deux parties durant la conférence ; et en retour, Thibaut de Champagne et l'archevêque de Rouen secondèrent ses efforts pour obtenir de Henri les lettres refusées naguère à Jean de Salisbury. Elles furent en effet expédiées quelques jours plus tard, et adressées à Henri Court-Mantel ; en voici la teneur :

« Henri, Roi d'Angleterre, à son fils Henri, Roi « des Anglais, salut.

« Sachez que Thomas, ArchcA^êque de Cantorbéry, « a fait la paix avec moi selon ma volonté. J'or- « donne en conséquence que lui et les siens demeu- « rent en paix; et vous ferez remettre à l'Archevêque ^ et à ceux qui sont jadis sortis de l'Angleterre à « cause de lui tous leurs biens, en bonne paix et « tout honneur, ainsi qu'ils les possédaient trois « mois avant le départ de V Archevêque. Vous man- « derez en votre présence un certain nombre des « chevaliers du fief de Saltwood, de ceux qui seront « connus pour anciens et prud'hommes ; vous vous « assurerez par leur serment des droits que l'Arche- « vêché peut faire valoir sur ledit fief; et vous « ferez remettre à l'Archevêque ce qui aura été ainsi « reconnu sien.

<■< Contresigné : Rotrou, archevêque de Rouen, à « Chinon (i).

Il fallait tout le bon vouloir naïf de l'excellent prélat pour se porter garant d'une telle lettre, où

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