‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 188 sur 372 · I. Materials, t. vu, page · texte numérisé non relu

I. Materials, t. vu, page

étaient mis en question les droits de l'Archevêque, et par laquelle en réalité on confiait à Randolf de Broc lui-même le soin de les définir, en affirmant une fois de plus que le primat s'était rendu à discrétion. Tout insuffisant que fût le traité de Fréteval, on s'en écartait chaque jour davantage. x

L'Archevêque néanmoins ne se découragea pas. Attendant toujours le rapport de ses mandataires, il vint revoir le Roi à Chaumont, entre Blois et. Amboise, où il reçut l'hospitalité chez une châtelaine nommée Emmeline, dont nous retrouverons ailleurs le souvenir. Cette fois, Henri II fit au primat l'accueil le plus affable ; il s'entretint longuement avec lui ; mais au cours de la conversation il lui arriva de dire :

« Ah ! pourquoi faut-il que vous ne vous accom- « modiez pas à mes volontés ! Je ferais de vous le « maître du royaume ! »

« Oui, pensa le saint Archevêque ; c'est toujours « la parole du tentateur : Si tu tombes à mes pieds « et m'adores, je te donnerai tout cela (i). »

Le lendemain de bonne heure, il se trouvait avant la messe dans la chapelle du château. A cette nouvelle Henri II ne put cacher son embarras, car il devinait l'intention du primat, qui sans aucun doute viendrait lui demander le baiser de paix. L'n de ses familiers le tira de peine : c'était Nigel de Sackville, excommunié nominativement comme détenteur du manoir et de l'église de Harrow qu'il avait reçus du Roi. En l'absence d'un Chancelier d'Angleterre, que Henri II n'avait pas encore choisi, cet homme était cliargé de la garde du grand sceau. Il vint offrir à

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