Ep. « Cum his qui superierem » [Ibid., page
4. « Ordinationes quoque ecclesiarum, et alla quae ad viros ecclesias- « ticos pertinent prœdicto archiepiscopo et aliis viris ecclesiasticis tam « tu quam filius tuus libère et pacifiée relinquatis » (Ep. « Cognito ex litteris », loc. cit., page 345).
trop tard, malheureusement, pour chercher à rentrer sur ce terrain par voie diplomatique ; une timide insinuation n'était pas à beaucoup près suffisante pour reconquérir les positions perdues; on ne pouvait plus les reprendre qu'au prix d'une nouvelle lutte.
Parmi les cardinaux, l'opinion était à peu près unanime à ce sujet ; plusieurs écrivaient à l'Archevêque, lui témoignant à la fois leur satisfaction de voir son exil prendre fin et le^. ."s appréhensions pour l'avenir (i). Le cardinal Albert s'en exprimait avec sa netteté ordinaire : la paix lui semblait faite d'apparences plus que de réalités; jouant sur le blason d'Angleterre il rappelait le mot du Prophète : « Le léopard ne sau- « rait laver les taches de son pelage non plus qu'un « nègre blanchir sa peau (2). » Les cardinaux Pierre et Théodvsdn ne s'exprimaient pas autrement sur la pacification de Fréteval, ni Humbald, cardinal évêque d'Ostie. Les deux derniers envoyaient à l'Archevêque de petits présents pour lui prouver leur contentement de voir un peu de calme rentrer dans sa vie, si éphémère qu'il pût être. Mais ce qui devait surtout encourager Thomas c'était d'apprendre, par la lettre du cardinal d'Ostie, que les mesures de rigueur adoptées contre les évêques anglais avaient été prises par le Pape d'après l'avis de la majorité du Sacré Collège, et que plusieurs des cardinaux, naguère opposés au primat d'Angleterre, avaient opiné pour le châtiment des coupables ; Humbald avait, quant à lui, demandé ni plus ni moins que la déposition de l'archevêque d'York. Quelques uns, il est vrai, écrivaient à Thomas Becket en insistant sur l'utilité d'une attitude