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« chons tous les moyens possibles de ne pas rompre « l'accord conclu ; et cependant la conscience nous « reproche de ne pas poursuivre comme doit le faire « un évêque la réparation des torts causés à l'Église « de Dieu et aux pauvres du Christ, exilés et pros- « crits pour la justice. Mais puisqu'il a semblé à « votre Majesté comme à nos seigneurs les cardinaux « qu'il fallait en agir ainsi, nous avons gardé et nous « gardons le silence pour le bien de la paix ; néan- « moins nous le disons à vous et à l'Église, et nous « en prenons à témoin Celui qui sonde les cœurs : « nous n'abandonnons ni n'abandonnerons jamais rien « des droits de Dieu à des impénitents... Nous cher- « cherons, selon vos conseils et vos ordres, à con- « quérir les bonnes grâces de l'homme, pour autant « que nous le pourrons faire sans compromettre l'hon- « neur et la liberté de l'Église ; et en conscience nous « travaillerons à voir s'il peut de cette manière être « ramené à des dispositions plus clémentes. » Nous avons reçu les Lettres par lesquelles vous châtiez l'Archevêque d'York et nos frères dans l'épiscopat avec toute l'autorité qu'il appartient au successeur de Pierre et au Vicaire du Christ de déployer. Toutefois nous craignons qu'un mot trop vif ne blesse les oreilles délicates des puissants et ne vienne briser l'accord naguère établi ; nous osons donc supplier très humblement votre Sainteté de supprimer ce qui a trait aux excès du Roi, au serment monstrueux prononcé lors du sacre et à ces odieuses coutumes ; vous frapperiez les évêques seulement pour l'usurpation qu'ils ont commise... Et puis, pour que rien ne puisse troubler une paix de si fraîche date, nous vous demandons de remettre à notre appréciation la suspense et l'excommunication que vous fulminez contre nos frères