‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 268 sur 372 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

de Londres, mais engagé pendant longtemps dans le même parti, dut également la vie à celui qu'il avait combattu, ainsi qu'en témoigna une lettre officielle adressée par le clergé d'Exeter aux moines de Cantorbéry. Saisi, de même que toute sa maison épiscopale, par une redoutable épidémie de grippe qui désolait le royaume (i), Barthélémy vit promptement se déclarer une pleurésie; en quelques jours il était à l'extrémité, entouré de malades qui ne pouvaient lui être d'aucun secours. Pour l'arracher à une mort imminente, le bienheureux Thomas se servit d'un petit-neveu de l'Archevêque Thibaut, et par les soins de ce jeune homme Barthélémy put recevoir quelques gouttes de l'eau miraculeuse. Dès ce moment une amélioration rapide se manifesta, pour aboutir en quelques jours à une guérison complète que le prélat vint proclamer au tombeau même du martyr.

Voici maintenant Hamelin, ce comte de Surrey, qui jouait jadis un rôle si odieux dans la cour du château de Northampton (2). Il a été dernièrement témoin d'un miracle éclatant accompli en faveur d'un de ses vassaux, mais sans devenir pour cela plus zélé en faveur de saint Thomas (3); un jour est venu pourtant où il s'est vu tout près de perdre un œil : la foi s'est réveillée alors ; il s'est recommandé humblement à celui qu'autrefois il insultait ; un linge qui a touché le corps du martyr, appliqué sur l'œil malade, le guérit aussitôt (4).

Les noms mêlés à l'histoire des années d'exil se

1. « Catarrhus qui regnum pervagatus est et multos assumpsit » ; tels sont les termes employés par le chroniqueur du xn" siècle (pag. 408) ; nil siib sole uovtim.

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